LES OUVRIERS DES FABRIQUES D'ÉTAT
rien l. Là où subsiste un collège de vrais travailleurs, c'est quelque société de compagnons charpentiers ou maçons, que la ville utilise en cas d'incendie2. On sent que l'association libre a eu à lutter contre de redoutables adversaires, et que ceux-ci ont fini par triompher d'elle : et ce furent la prépondérance de la vie agricole3, les séductions de la vie intellectuelle, et, plus encore, la splendeur de la foi chrétienne. Ces collèges d'industriels ou d'artisans n'étaient-ils pas tous groupés autour de l'autel d'un dieu4? La religion du Christ, en renversant l'autel, supprimait le collège5. Et puis, l'Eglise n'était-elle pas la confrérie idéale, et ne pouvait-elle suffire à tous ceux qui voulaient fraterniser autour d'un autel, en dehors du prétoire d'Etat ou du forum municipal6?