‹ Histoire de la Gaule (volume 3)Chapitre 204 sur 473 · XII. — LES OUVRIERS DES FABRIQUES D'ÉTAT · texte numérisé non relu

XII. — LES OUVRIERS DES FABRIQUES D'ÉTAT

Une autre cause de décadence pour les collèges, surtout des grands collèges d'industriels et de commerçants, fut la mainmise de l'Etat sur les services dont ils s'acquittaient.

1. Voyez le mot d'alarme de l'empereur, adressé précisément en 400 au préfet des Gaules Vincentius (trois lois de C. Th., XII, 19) : Deslitutœ ministeriis civitates splendorem quo pridem nituerant amiserunt. Voir aussi Salvien, ici, p. 142, n. 1.

2. Fabri, centonarii, dendrophori; voyez Code Théod., XIV, 8; notre t. IV, p. 400, n. 4 et 5.

3. Ceci, qui est capital, est très vigoureusement marqué par une des lois de 400 (n. 1); XII, 19, 10 : Plurimi collegiati cultum urbiurn deserentes agrestem vitam secuti in sécréta sese et dévia contulerunt : ce qui commente fort bien le mot de Salvien (p. 142, n. 1, p. 165, n. 2). Et je doute que la mesure que l'empereur enjoint d'appliquer au préfet du prétoire des Gaules, de les ramener de force ad officia sua, ait pu être opérante; il doit s'agir d'ailleurs, sous ce mot de collegiati, surtout ou exclusivement de ceux dont nous venons de parler (n. 2).

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