‹ Histoire de la Gaule (volume 3)Chapitre 213 sur 473 · Salvien, De g. D., IV, 15; V · texte numérisé non relu

Salvien, De g. D., IV, 15; V

12. Ce fut évidemment un des fléaux sociaux du iv" siècle et déjà du ni* (cf. t. IV, p. 503, n. 3), et il résulte directement du fait que les propriétaires fournis-

faire un mauvais coup ' ; et à côté ou au milieu d'eux, elle avait les petits-fils de ces Bagaudes qui portaient toujours ce nom donné à leurs aïeux et ne quittaient pas la brousse où avait été leur berceau2. Car le monde romain, par cela seul qu'on voulait le distribuer en cadres fixes et sous des vocables juridiques immuables, abonda en indisciplinés, vivant en rupture de leur cadre et en marge de la société, échappés librement à la contrainte du droit et de la règle 3. — Mais le régime impérial trouva quand même le moyen de leur donner un nom et de les grouper sous une rubrique, en imaginant ce mot4 de Bagaudes pour l'ensemble des déshérités de la campagne 5.

saient les hommes de recrue (p. 75-6). Voyez le titre De desertoribus, Code Théod., VII, 18, en particulier la loi 1 de 365, promulguée per Alpes, qui montre que les déserteurs se réfugiaient dans les Alpes, sans aucun doute pour s'y livrer au brigandage sur les grandes routes d'Italie. C'est là où, en 407, nous trouverons des troupes de Bagaudes (Zosime, VI, 2, 10). Et de là, la nécessité d'un commandement militaire pour surveiller les cols (p. 104, n. 5).

1. Esclaves ou colons; Sozomène, l. c. ; Salvien, l. c. ; Ammien, XXXI, 6, 6; Zosime, V, 22, 6; Ausone, Episl., 4, 22 et s. Les plus dangereux étaient souvent les esclaves ou môme les colons d'origine barbare, qui s'évadaient pour guider les envahisseurs (p. 180, n. 1 et 2). Et Synésius a admirablement montré l'imminence du danger de cette entente entre serviteurs barbares et soldats barbares (De reqno, 15, P. Gr., LXVI, c. 1093-5). — Ajoutez les bergers plus ou moins nomades (p. 166, n. 4; cf. t. VII, p. 273, n. 3, p. 52, n. 5).

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