‹ Histoire de la Gaule (volume 3)Chapitre 214 sur 473 · Salvien, De g. D., V, 24 et s.; cf. ici, p. 175, n · texte numérisé non relu

Salvien, De g. D., V, 24 et s.; cf. ici, p. 175, n

3. Ici doit se placer le fameux passage où l'auteur du Querolus (p. 283) décrit les méfaits des brigands ou des paysans cantonnés quelque part dans les forêts voisines de la Loire (p. 16, éd. Peiper) : Vade adLigerem.... IUicjure gentium vivunt homines. Ibi nullum est pr&stigium. Ibi sententiœ capitales de robore proferuntur et scribuntur in ossibus. Illic etiam rustici pérorant et privati judicant....O silvœ, o solitudines, quis vos dixit libéras!... Nolo jura hœc silvestria. Il est fort probable qu'il s'agit d'une jacquerie plus ou moins organisée, qui se sera constituée au début du \" siècle dans les forêts d'Orléans ou du Perche, et que c'est celle à laquelle fait allusion Rutilius Namatianus (le Querolus est précisément dédié à un Rutilius), jacquerie réprimée par Exupérantius, duc d'Armorique, qui, en ce pays, leges restituit libertatemque reducit et servos famulis non sinit esse suis (I, 213-216 : termes ■qui cadrent exactement avec ceux du Querolus).

4. Un exemple de cette valeur juridique et pénale donnée à un nom par le droit romain, est fourni par le nomen Christianum (t. IV, p. 489, n. 4).

5. C'est ce qui me parait résulter du texte de Salvien, V, 24, parlant du mot de Bacaudx comme d'un terme consacré et quasi officiel (jus libertatis amiserant,... Bacaudœ facti sunt); comparez l'expression administrative de vagi désignant les réfractaires fugitifs et errants (C. Théod., éd. Godefroy-Ritter, IV, p. 218) : la loi en question, VII, 18, 10, est précisément adressée au préfet des Gaules Vincentius (en 395-400), et elle doit être rapprochée de celles où l'on prescrit à ce même Vincentius des mesures contre les ouvriers qui quittent les villes (p. 171, n. 1 et 3).

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