‹ Histoire de la Gaule (volume 3)Chapitre 224 sur 473 · Cf. à Jublains, p. 183, n · texte numérisé non relu

Cf. à Jublains, p. 183, n

voisine, des salles chaudes1, tièdes ou froides, un système ingénieux de cheminées et de conduites de vapeur2, de largespiscines qui donnaient l'illusion de lacs3, et partout encore dèsportiques4 et le chatoiement des marbres multicolores5 : rien ne s'était perdu, chez le clarissime de Théodose, de ce qui avait fait l'orgueilleuse somptuosité ou la volupté subtile d'un ami d'Auguste ou d'un favori d'Hadrien6. L'aristocratie n'avait point changé ses façons de vivre et de jouir. — Plus loin, dominant thermes et villa, adaptée sans doute aux remparts, une haute tour permettait au seigneur, à ses heures de rêverie, le spectacle de vastes horizons et de gracieux paysages, le repos du regard sur les bois de lauriers qui revêtaient les collines du voisinage; et l'aimable sénateur, ami des Muses plus que de Mars, oubliait dans le plaisir de ses yeux que cette tour avait été élevée pour la garde de son château et la guette d'un ennemi7.

1. Cf. le triclinium hiemale à Avitacus; Sidoine, Epist., IF, 2,11; cf. 5.

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