‹ Histoire de la Gaule (volume 3)Chapitre 236 sur 473 · Cf. Salvien, VII · texte numérisé non relu

Cf. Salvien, VII

7. En appliquant à la Gaule Paneg., XII, 13-14 (c'est un Gaulois qui parle).

8. T. VII, ch. II, § H, III, § 6 et H, IV, § 2, V, p. 234, VI, § 5, Vil, p. 293.

Les blés du terroir, en particulier ceux d'Aquitaine, permettaient de nourrir l'armée en campagne \ Probus, en rendant la liberté aux vignobles, avait fait pour la prospérité du pays presque autant qu'en chassant les Barbares 2. Jamais, depuis que la vigne a pris pied en Provence3, la Gaule n'en a raffolé davantage. On en plante partout4, et, parfois même, comme aux environs de Marseille, on commet déjà l'imprudence de négliger pour elle la culture du blé5. Il est vrai que Marseille comptait sur les arrivages du dehors pour son pain de chaque jour6, et que ses habitants ne pouvaient résister à la joie de voir mûrir le raisin dans leurs jardins si péniblement conquis aux flancs rocailleux des collines voisines.

Ce fut, ce quatrième siècle, un beau temps pour le vin de Gaule7. Le règne des empereurs de Trêves aida certainement à sa gloire. Les crus de la Moselle arrivèrent à la célébrité8. Ceux de Bordeaux rendirent son nom illustre dans le monde9. Paris lui-même tira vanité des siens10, et l'empereur Julien, qui y

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