‹ Histoire de la Gaule (volume 3)Chapitre 261 sur 473 · Cf. p. 193 et s., 197 et s., 202-3, 212 et s · texte numérisé non relu

Cf. p. 193 et s., 197 et s., 202-3, 212 et s

liers d'hommes goûtaient en toute liberté les mille jouissances du siècle1. Elles ne sont plus maintenant que de sombres réduits, et, à vrai dire, les asiles fortifiés où s'abritent l'église et le forum d'une cité, le centre politique et religieux d'un territoire municipal2.

Malgré les efforts du premier Constance et de son fils 3, les villes de la Gaule ne se sont point relevées delà misère où .Maximien les avait trouvées4. On a pu bâtir ou réparer pendant quelque temps à Trêves5, à Reims6, à Autun 7, à Arles8 ou à Narbonne9 : puis, dès le règne de Julien, la tâche militaire et la construction de forteresses ont absorbé l'argent, la maind'œuvre et le temps disponibles ,0. C'en est fait désormais des grands travaux urbains : on ne s'occupe même pas de démolir les ruines des anciens âges, on laisse debout les pans informes des temples ou des thermes éventrés n ; les édifices constantiniens eux-mêmes, à peine achevés, commencent à s'effriter et à s'abîmer12, et il suffira de quelques années pour qu'on ne les distingue plus des bâtiments à tout jamais misérables qu'avaient élevés la génération d'Auguste ou celle d'Hadrien.

Les empereurs ont beau faire appel aux ouvriers et aux architectes, on ne construit plus dans les villes, surtout parce

1. T. V, ch. II, en particulier § 1, 4, 5, G; et pour le détail des villes, t. VI, ch. V. VI et VII.

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