T. VII, p. 203 et s., 243 et s
12 P. 201, n. 7, p. 287, n. 8. Je rappelle le mot sinistre du Gaulois Namatianus (I, 414) : Cernimus exemplis op/nda posse mori. Voyez, sur la ruine des villes sous Théodose, Zosime, IV, 29, 3, et les faits cités p. 201, n. 7.
qu'on ne veut plus y habiter1. On consent à s'y réfugier en cas de danger barbare : mais le clarissime, lui, préfère sa villa, et l'artisan, le service de ce clarissime2. La grande ville est morte pour de longs siècles3. Si l'enceinte de Trêves peut renfermer encore cent mille hommes4, soyons surs qu'elle n'en possède pas le quart au moment où meurt Théodose, et chaque année qui va venir enlèvera quelques pierres à ses édifices et quelques foyers à ses rues. Maintenant que la Cour n'y réside plus5, c'est sans doute partout des maisons vides, des voies silencieuses et des espaces déserts. Partout ailleurs, c'est la petite ville, même quand il s'agit d'Arles6 ou de Vienne7, sièges de vicaires, de Reims8, de Narbonne9 ou de Bordeaux10, sièges de gouverneurs11, de Saintes ou de Paris,