‹ Histoire de la Gaule (volume 3)Chapitre 264 sur 473 · Ici, p · texte numérisé non relu

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3. Voici Yordo urbium nobilium d'Ausone : Rome, Constantinople. Antioche, Alexandrie, Trêves, Milan, Capoue, Aquilée, Arles, Séville, Athènes, Catane, Syracuse, puis, sans doute à titre de tendresse personnelle, Toulouse, Narbonne et Rordeaux. Vienne n'apparaît pas, mais est mentionnée peut-être à propos d'Arles (opulenta Vienne, si du moins il ne s'agit pas de la Viennoise, 75). La plupart des renseignements doivent être empruntés à quelque Exposilio d'école (p. 205, n. 8, p. 212, n. 4).

4. Trêves reste avec ses 285 hectares de superficie (t. V, p. 36) >: civitatem maximam, ubi et habitare dominus dicitur, dit VExposilio (cf. p. 212, n. 4).

5. Cf. t. VII, p. 320-1. Elle perd même la préfecture du prétoire; id., p. :î20.

6. Arles, dont l'enceinte de César (2000 m.; cf. t. V, p. 36), demeurée intacte, embrasse seulement 25 hectares, s'est étendue sur l'autre rive, à Trinquetnille (duplex Arelate; cf. t. VI, p. 321, n. 1). Mais ce ne peut avoir été un faubourg très considérable comme population; ce devaient être surtout des villas de l'aristocratie ou peut-être aussi des entrepôts du commerce; il n'y est resté aucune ruine. Cf. Constans, p. 335 et s.

7. Cf. t. V, p. 36; ici, n. 3. Enceinte originelle de 5000 à 6000 m.; mais cf. p. 219, n. 1. La topographie de Vienne n'a point été l'objet d'un travail détaillé.

8. On évalue la périphérie de l'enceinte à environ 2200 m., et on peut évaluer la superficie entre 30 et 40 hectares.

9. Périphérie primitive, de 5000 à 6000 m.? superficie primitive approximative, 200 hectares? Mais il a dû y avoir une très forte réduction. Comme pour Vienne (n. 7), il manque un travail de topographie [nous l'attendons de Rou/.audj; cf. t. V p. 36] voyez l'état de ruine, t. VII, p. 21.

10. Périphérie (des nouveaux remparts), 2350 m.; superficie (nouvelle), 32 hect.

11. Autres métropoles (je donne les chiffres du castrum, autrement dit de la nouvelle ville du lias Empire) : liourges, 2100 in.: Sens, 2500 in.; Houen, 1600 m.; Tours, 1155 m. Lyon devait renfermer beaucoup de ruines dans son enceinte

MÉDIOCIUTÉ DES VILLES. 217

sièges de décurions1. Nulle part, pas plus que sous Maximien, je ne trouverais vingt mille habitants, et bien souvent je n'en trouverais pas dix mille2. Et encore je me demande si de tels chilîres ne sont pas des illusions, mises en notre esprit par le spectacle familier de nos foules urbaines.

Il y avait en Gaule cent quinze cités, alors districts municipaux et ressorts de sénats, et peut-être déjà toutes ressorts d'évêques et diocèses ecclésiastiques3. Chacune avait son chef-lieu en une ville centrale, où résidaient ce sénat et cet évêque. Mais entre ces cent quinze capitales c'étaient de très grandes différences, d'aspect et d'importance.

1° Un premier groupe est celui des villes à peu près abandonnées, celles qu'on a négligé de fortifier, soit parce que leur site a paru médiocre, soit parce que vraiment elles étaient trop petites pour valoir une forteresse. Tels sont les lieux de Javols en Gévaudan ou de Saint-Paulien (Ruessio) en Velay', sans doute encore tètes de cités, mais où il n'y a plus que des débris jonchant le sol 5, et les quelques édifices utiles au

coloniale originelle de 5000 m. (170 hect.;cf. t. -V, p. 36) ; de même, Mayence (entre 3500 et 4000 m.) et Cologne (391 1 m. et 96 h.), si souvent prises par l'ennemi (t. VII, p. 171, 173 et 241). Aix n'est qu'un caslrutn de 790 m. Éauze, si e'esl alors qu'elle a été transférée de l'ancien emplacement, Cieutat, sur l'emplacement actuel, cl si elle a été fortiliée, ce que je crois, devait avoir 1080 mètres, périmètre des boulevards intérieurs (cf. l. VI. p. 374, n. 3). — Les seules villes un peu importantes, sans être métropoles, sont Poitiers (2600 m.; cf. t. VI, p. 405), el sans doute aussi Metz (plus de 2000 m.), et peut-être Clermout (cf. Revue des Éludes anciennes, 1913, p. 424); Marseille, à laquelle on donnait encore 2300 m. (t. VI, p. 314, n. 2), devait avoir bien des jardinets dans cette étendue (cf. p. 147, n. 3). J'ai toujours des doutes sur les 2100 m. de remparts attribués à Chartres; cf. t. V, p. 37, u. 5. Pour Autun, cf. p. 218, n. 9.

1. Paris a 1300 m. de périphérie et 8 hect. de superficie; Saintes n'a pas plus de 1000 m. de périphérie (933 m., Blanchet). Autres chiffres : Le Mans, 1400 m. et 10 hect.; Senlis, 840 m. et 6 hect. 38; Bazas, environ 800 m, (cf. Revue des Études anciennes, 1925, p. 119 et s.); etc. Je ne cite que des chefs-lieux de cités.

2. Je rappelle que j'évalue la population urbaine à 500 habitants par hectare; t. V. p. 36. Mais il est possible qu'après les malheurs du m* siècle il faille diminuer la proportion.

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