‹ Histoire de la Gaule (volume 3)Chapitre 265 sur 473 · Cf. p. 218 et · texte numérisé non relu

Cf. p. 218 et

5. Par exemple les bas-reliefs qui servirent plus tard de matériaux à la Cathédrale du Puy; Espérandieu, II, p. 419 et s.

gouvernement du terroir. Le jour n'est d'ailleurs pas éloigné où magistrats et prêtres abandonneront ce sol à demi condamné pour s'installer sur un lieu fort du voisinage, Mende ' à la place de Javols, Le Puy à la place de Saint-Paulien2; et la vie municipale que les empereurs romains ont jadis fait descendre de la montagne dans le bas pays 3, se réfugiera à nouveau sur les cimes au temps des derniers héritiers d'Auguste4.

2° Viennent ensuite les villes qu'on peut appeler du type colonial romain ou du type fortifié du Haut Empire, celles qui ont conservé leur vaste étendue et la ligne sinueuse des remparts de leur naissance. De celles-ci, Arles, d'ailleurs la plus petite de toutes à l'origine, doit être la seule qui remplisse son enceinte5. Mais même à Marseille, qui n'était pas une grande ville 6, les maisons laissaient place à des jardinets sur les pentes de ses buttes rocheuses7. Des autres, de Nîmes 8 ou d'Autun9, de Narbonne10 ou de Trêves11, de

t. Mons Memmatensis, Mimate, le mont de Mende; Grégoire de Tours, Hht., X, 29; I, 34 (cf.. Longnon, Géogr., p. 532). Le transfert de l'évèché à Mende est certainement postérieur à Sidoine (cf. p. 187, n. 5, t. VI, p. 391, n. 8).

2. Anicium, le mont Anis; Grégoire, Hist., X, 25, à la date de 591, où il semble que le transfert ait déjà eu lieu; cf. Longnon, p. 533-534; ici, t. VI, p. 390, n. 2.

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