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8. Patéra et Minervius ont enseigné à Rome ou à Constantinople (p. 262, n. 5, p. 260, n. 7). C'est en pensant aux rhéteurs de Bordeaux que Jérôme a écrit (Contra Vigilantium, § 1, P. L., XXIII, c. 339) : Gallia monslra non habuit, sed viris semper fortibus et eloquentissimis abundavit [il reprend un mot célèbre sur les anciens Gaulois, t. I, p. 346, n. 1], et qu'ailleurs, à la date de 411, il rappelle stadia
Il y en eut de toutes sortes : les uns, pauvres êtres faméliques qui ne s'aventuraient guère en dehors des alphabets grec ou latin ' ; d'autres, plus habiles, qui complétaient largement leurs salaires publics par des avantages variés2; et d'autres qui sentaient en eux toutes les ambitions, et celle des lettres et celle des honneurs et celle de l'argent, et qui ne voyaient dans l'école qu'une préparation à la gloire. De ceux-ci furent Aléthius, qui se fit l'historien de Julien3; Delphidius4, orateur célèbre, fils lui-même de rhéteur5, et, disait-on, descendant des druides5, riche et noble comme pas un, mais dont la femme et la fille se laissèrent séduire par les erreurs de Priscillien7 ; Minervius, à
Galliarum, quœ vel florenlissima sunt (Epist., 125, § 6, P. L., XXII, c. 1075). D'autant plus qu'il ne cite guère que des rhéteurs bordelais (p. 260, n. 7, p. 262, n. 3, p. 262, n. 4 et 5). Lui-même fut en correspondance avec Hedibia, descendante de Delphidius (p. 262, n. 4 et 7) et de Patéra (p. 262, n. 5 et 7), et il fait de tous deux dans sa lettre un particulier éloge (Epist., 120, pr., P. L., XXII, c. 981). Pacatus parle à Rome devant Théodose (p. 278, n. 5).