‹ Histoire de la Gaule (volume 3)Chapitre 317 sur 473 · Cf. p · texte numérisé non relu

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3. Latinus Alcimus Aléthius rhetor; mentionné vers 355 par Jérôme en même temps que Delphidius (ici, n. 4); Ausone, Prof., 3; Sidoine Apollinaire, Epist., V, 10, 3 (vante sa fortitudo); II, 7, 2; VIII, 11, 1-2, où Sidoine paraît dire qu'il débuta à Agen. On lui a attribué sans preuve quelques épigrammes et la poésie dite Avili allocutio sponsalis (Bœhrens, IV, n"' 115-7, 192, 218). — 11 faut rapprocher de lui Nazarius, le panégyriste de Constantin et de ses (ils, rhéteur dont il est remarquable qu'Ausone ne parle qu'incidemment (Prof., 15, 9), mais que signale Jérôme (cf. t. VII, p. 133, n. 8).

4. Atlius Tiro Delphidius rhetor; Ausone, Prof., 6; Jérôme, ad a. Abr. 2371 [355] ; Sidoine, V, 10, 6 (vante son abundantia). Jérôme dit de lui (Epist., 120, P. L., XXII. c. 982) : Omnes Gallias prosa versuque suo illustravit ingenio. 11 semble que. par ambition, il se soit compromis avec Magnence (Prof., 6, 23-4; t. Vil. p. 150 et s.).

5. Son père est Attius Patera (Ausone, Prof., 5), qui professa vers 335. Il semble bien qu'il ait enseigné à Rome, rhetoricam Romœ docuit (Jérôme, Epist., 120, P. L., XXII, c. 981). — Grâce à lui, son père Phœbicius obtint d'être grammairien en même temps que lui rhéteur (Prof., 11). — Patéra eut pour successeur Aléthius Minervius, le fils du grand Minervius (Prof., 7; cf. p. 260, n. 7).

6. Les noms de Patera, Delphidius, Phœbicius (n. 4 et 5), venaient du culte de l'Apollon gaulois Bélénus, auquel la famille était consacrée. Elle était originaire de Bayeux : Baiocassi stirpe druidarum, Belcni sacratum e templo genus (Aus., Prof., 5). Ailleurs (Prof., 11), Ausone attribue la qualité de œdituus Beleni à Phœbicius, le père de Patéra (ici, n. 5), émigré du pays de Bayeux à Bordeaux, où il devint grammairien. — A Bayeux, selon toute vraisemblance, le culte de l'Apollon celtique a dû avoir une importance particulière (ainsi qu'à Vieux); cf. t. VI, p. 448, n. 5. Grannona (p. 108, n. 1) rappelle un culte apollinairc.

7. T. VII, p. 296-7, 300. Mais le reste de sa descendance se réconcilia avec, l'Église, puisque Jérôme correspondait avec sa petite-fille (ou s;i fille?) Hédibia, qui

la vogue universelle, qui, après avoir enseigné la rhétorique à Constantinople et à Rome, eut la délicatesse de vouloir achever sa vie de professeur dans cette cité de Bordeaux dont il était sorti1; et enfin Ausone, qui, de simple maître d'enseignement primaire, devint rhéteur, précepteur de prince, comte, questeur, préfet et consul, et qui mourut dans l'opulence et la plus haute aristocratie2. — Car, s'il le fallait, l'État ou les villes s'arrangeaient pour que leurs maîtres fussent largement payés. On parle pour l'un d'eux, il est vrai recteur de l'école d'Autun, d'un traitement de 600 000 sesterces, l'équivalent de celui d'un ministre du Palais3. A cela s'ajoutaient les rétributions des élèves4, des répétitions lucratives"', des bénéfices 6 ou immunités de tout genre7. Tous les biens de ce monde pouvaient arriver à un professeur, pourvu qu'il sût y aider8.

Une seule Université essaya de faire concurrence à celle de Bordeaux : ce fut l'école de Toulouse sa voisine, de cette « cité de Minerve » où la vie intellectuelle s'était déjà épanouie au premier siècle de l'Empire9. Toulouse réussit même à enlever à

lui avait écrit d'elle-même (Epist., 120, c. 981). — Étrange famille que celle-là, inquiète, passionnée, singulièrement imprégnée de ferveur religieuse, où nous trouvons tour à tour des prêtres de Bélénus (n. préc), des Priscillianistes allant jusqu'au martyre, et une correspondante de saint Jérôme.

i. P. 2G0, n. 7. — Le plus récent des maîtres bordelais cités par Ausone est Agricius (Censorius Atticus Agricius [Agryciusl Agrœcius'?]; Profess., 15), dont Sidoine (Ep., V, 10, 3) vante la méthode (disciplina). — Plus récent encore, sans doute, Pacatus, le panégyriste de Théodose (t. VII, p. 318, n. 5; ici, p. 278, n. 5'.

2. Sur lui, t. VII, p. 249. n. 4, p. 249-250, 277, 278, n. 1 ; t. VIII, p. 30, 61, et n. 1 et 2, p. 127, n. 6, p. 132-4, 243, 247, 261, 270 et s., 278, p. 331. n. 1.

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