Cf. t. VI, p
2. T. VI, ch. II, § 13. Môme les grands seigneurs ont des mimes (n. 4, p. 245, n. 1).
3. Cf. p. 231, n. G. Même Julien ne va jamais au théâtre, et il n'admet dans son palais les comédiens, -cr^v 6v[1c'Xy)v, qu'une fois par an, au jour de la nouvelle année; Misopogon, p. 339 c, Sp.
4. La destruction des sanctuaires ruraux et même municipaux, suit par les Barbares (t. VII, p. 10; 19 et s.), soit par les évan^élistes comme saint Martin (t. VII, p. 267 ets.)/a dû singulièrement restreindre les entreprises théâtrales, tous ces sanctuaires comportant leur théâtre (cf. t. VI, ch. Il, § 13, et p. 223-4). Toutefois, la satire de Paulin (p. 276, n. 3) se plaint encore, au début du ve siècle, que l'on fréquente le théâtre à Béziers ou à Narbonne (vers 78-79) : Accipiu.nl plausus lyra Flacci [cf. p. 253, n. 4] et scœna Marulli (le mimographe); mais j'ai peine à croire que ce soit représentations populaires, maigre le rapprochement que l'on peut faire avec Carthage (Augustin, Conf., III, 2, 3). Paulin a dans son entourage un mimas, Cardamas, qui paraît avoir été son esclave (peut-être jouait-il dans des spectacles organisés par la famille des Paulius), et qu'il confia ensuite aux évoques de Bordeaux, lesquels firent de lui un exorciste (Epist., 19, S 4, P. L., LX1, c. 246; cf. p. 2%, n. 1).
r>. Ausone, Epist., 22, § 2, 10; 9, 46; Protrepticus, 2,46 et 58; Cento, § 1 et 4 (cf. ici, p. 255, n. 6). Voyez, éd. Schenkl, p. 268, les emprunts qu'il a faits aux premiers. — Ausone parle égalemen d'Afranius (Cenlo, § 1 ; Epigr., 67) : mais il n'est pas sûr qu'il l'ait connu autrement que par Quintilion (X, 1, 100).
quefois jouer les pièces des vieux auteurs. En tout cas, ils les imitèrent1. Le rhéteur Paul, un ami d'Ausone, composa un Extravagant (Delirus)2, où il fît sans doute le portrait de ces esprits visionnaires qui tourmentent leur entourage par des projets chimériques ou de folles imaginations. Un autre lettré de ce même milieu écrivit un Grincheux {Querolus)*, où un bavard de leur monde ne cesse de geindre sur toutes choses et sur tous les hommes, car il ne trouve nulle part justice, amitié et sûreté, et on est tenté de le renvoyer aux Bagaudes, qui lui apprendront à vivre à coups de bâton4. Tout cela manquait souvent de gaieté, d'esprit et de vigueur : mais c'est un événement qui compte dans l'histoire littéraire de la Gaule, que cette brusque apparition de la comédie de mœurs contemporaines5. On dirait, talent mis à part, Corneille dessinant Le Menteur ou Molière Les Fâcheux. Ce quatrième siècle est, décidément, plein de surprises et d'une variété infinie.
Aucun de ces genres n'était sans doute une conception originale, et la littérature humaine était déjà trop vieille pour inventer des espèces nouvelles. Sulpice Sévère écrivait la