La digue de Boulogne ; t. VII, p
5. On a dû approfondir ou draguer les ports fluviaux intérieurs (p. 225-6).
6. Végèce. IV, 13 et s. La multiplication des places fortes (cf. t. VII, p. 23, ici, p. 221) a dû contribuer à la persistance de la balistique.
7. Sous Valentinien : artijîcibus peritis aquarix rei [cf. t. VI, P- 164, n. 4]; Ammien, XXVIII, 2, 2-3; il s'agit du détournement des eaux du Neckar : conpaginatx formx e roboribus conjectxque in alveum, fixis refixisque aliquotiens prope ingentibus stilis, etc. Cf. I. VII, p. 243-4.
8. On a cru constater, même à Trêves, l'endroit de Gaule où il devait y avoir les meilleurs ouvriers, « la qualité médiocre de la maçonnerie » dans des constructions impériales (les substructions de la Cathédrale, p. 228, n. 2) de la fin du siècle (Congrès arch., LXXXV, p. 45). Autres défectuosités possibles, même dans les places fortes des frontières; cf. t. VII, p. 171, n. 7. Même à Sens, en 356, murorum parte intuta (Ammien, XVI, 4, 2). — La décadence de la technique industrielle se montre encore par ceci, que les empereurs ne cessent d'insister pour maintenir l'apprentissage et l'enseignement professionnel; Code Théod., XIII, 4, 1-3; cf. p. 167, n. 2. Évidemment, le nombre et la valeur des techniciens et des ouvriers ont diminué partout très rapidement (cf. p. 193, n. 5,.
d'ailleurs que des salariés ou des fournisseurs de l'aristocratie1, tandis que c'est elle-même qui produit ses rhéteurs et ses poètes2.
Obligés de travailler pour vivre et de satisfaire les goûts d'autrui, ces artistes ne savent pas rêver et créer par eux-mêmes. Ils sont les esclaves des modes consacrées et des habitudes mondaines 3. Les sculpteurs des sarcophages, qu'ils soient chrétiens ou païens, répètent à satiété ce type de génie ailé qui nous poursuit depuis dix siècles4. Ils abusent de la Victoire tenant le globe, demeurée la Mère mystique de l'Empire5. Les dieux antiques qui ont conservé quelque vogue, Bacchus, Hercule ou Mercure, sont tellement affublés d'emblèmes et de symboles, que leurs images sont devenues des idoles très compliquées, et que l'art consiste à leur faire porter le plus possible de signes magiques : ni expression dans la figure, ni mouvement dans le geste, la vie a disparu, ce n'est plus qu'une forme humaine vaguement donnée à un meuble à prières6. Et j'ai parfois la crainte que les artistes chrétiens ne se laissent aller à faire de
1. Paulin de Pella, Euchar., 210 : Diversse artis cito jussa explere periti artifices.