‹ Histoire de la Gaule (volume 3)Chapitre 351 sur 473 · P. 242 et s · texte numérisé non relu

P. 242 et s

3. Les écrits d'Ausone nous mettent en présence de deux catégories d'oeuvres figurées : 1° les représentations mythologiques, derniers spécimens de l'art classique près de disparaître (Cupido cruciatus, peint Treveris in triclinio, p. 121, Schenkl ; peinture représentant Echo, Epigr., 10; les simulacra de Gorydon ou de Sapho, id., 32 el 33); 2° les portraits, auxquels la richesse et la vanité de l'aristocratie dominante ont dû laisser toute leur popularité : le rhéteur poitevin Rufus se fait représenter en statue et en peinture, ce qui d'ailleurs excite les railleries d'Ausone (Epigr., 41-48); mais lui-même fit peindre le portrait de sa chère Bissula, l'esclave suève qui égaya ses vieux jours (Bissula, § 6 et 7; cf. t. VII, p. 242, n. 1). Et l'on dressait à tout propos des statues à n'importe qui, sans doute parfois en utilisant des anciennes (cf. p. 80, n. 2). Voir aussi les portraits de parents ou d'amis qui circulent entre les membres de l'aristocratie ou du clergé; Paulin, Epist., 30, § 2, c. 322. Et les images impériales; p. 9.

4. A Arles; Le Blant, Étude sur les sarcophages chrétiens antiques de la ville d'Arles, 1878, pi. 14, 19, 20, etc. — Même remarque pour les dauphins, les tritons, le vase aux feuillages, etc.; cf. Grousset, Étude sur V histoire des sarcophages chrétiens, 1885, p. 5 et s.

Page 1