Cf. n
3. Legatus ou legati Gallorum, au concile d'Aquilée en 381 (Mansi, III, c. 604; cf. t. VII, p. 264, n. 6); dilectissimis episcopis Orientalibus Gallicani episcopi salutem,...ab omnibus Gallicanis episcopis, au concile de Paris en 360 (I. Vil, p. 218-219; Feder, p. 43 et 46); etc.
4. Conciles de 355 (t. VII, p. 179), de Béziers (p. 184), de l'absence d'Hilaire (p. 214), de Paris (p. 218), de Valence (p. 253, n. 4), de Nîmes (p. 307, n. 1).
5. Cf. Sulpice, Chron., II, 45,7 : Illud apud omnes constilit unius Hilarii beneficio Gallias nostras piaculo hseresis liberatas; Ambroise, Epist., 14, 3, P. L., XVI, c. 954 : Gallia atque Africa, quœ omnium sacerdotum concordi societate potiuntur. — J'hésiterais cependant, et beaucoup, à prononcer à ce sujet le mot de Gallicanisme, qui réveille des idées assez différentes. Batiffol (Le Siège Apostolique, 1924, p. 204) croit cependant pouvoir l'employer et en trouver la trace dans la lettre de Maxime au pape Sirice (Patr. Lai., XIII, c. 590-1 =Gunther dans le Corpus de Vienne, p. 91), disant des évêques de Gaule : Ipsi possunl melius astruere qui norunl. Mais je suppose qu'il y a là moins des questions d'organisation religieuse que des luttes d'influence politique.
6. Ici se pose la très difficile question de la liturgie dite gallicane et de son origine. — La présence, dans cette liturgie, de nombreux éléments orientaux a fait supposer aux lilurgistes anglais qu'elle émanerait de l'évangélisatiou grécoorientale des deux premiers siècles (t. IV, p. 480 et s.) et que par Lyon cil serait répandue dans l'Occident. Duchesne (Origines du culte chrétien, p. 90 et s.) a réfuté cette opinion en termes très justes : « (La liturgie gallicane) est trop loin de ces formes simples et encore flottantes que l'on constate ou que l'on doit supposer dans la liturgie du n" siècle. Son développement correspond à tout le moins au iv' siècle. » — En revanche, Duchesne a supposé qu'elle aurait été constituée par Milan, et sa thèse a reçu l'adhésion du Dictionnaire dom Cabrol (dom Leclercq. art. Gallicane [liturgie], paru en 1924). J'hésite à la suivre, vu le peu d'indices que nous ayons observé de l'influence milanaise de ce coté des Alpes (p. 309, n. 4). — Je me demande si, pour la constitution de cette