‹ Histoire de la Gaule (volume 3)Chapitre 382 sur 473 · Plus loin, p. 380-382; et comparez t. IV, p · texte numérisé non relu

Plus loin, p. 380-382; et comparez t. IV, p

7. Je ne crois pas cependant qu'on ait encore dit « l'Eglise de Gaule » ; tout au plus « les Églises de Gaule », ecclesix Galliarum, dont du reste je n'ai pas d'exemple pour ce siècle (Galliarum ecclesias, chez Jérôme, C. Vigilantium, § 4, Patr. Lat., XXIII, c. 342).

l'intérieur de l'Empire de Dieu la patrie de leurs aïeux1. On disait couramment les Chrétiens de Gaule 2, « les évêques gaulois » 3. Ces évêques se réunissaient en conciles particuliers où, à côté des intérêts généraux de la foi, on discutait les coutumes propres aux diocèses de la contrée 4 ; et peut-être saint Hilaire a-t-il songé à créer, au sein de l'Eglise Universelle, une tradition de l'épiscopat de Gaule, à lui marquer une place et un rôle déterminés, à faire de lui une colonne distincte dans l'édifice sacré delà foi5. Ces communautés d'entre Rhin et Pyrénées ont leurs habitudes liturgiques 6, leurs pieux amours-propres, les fastes d'une

1. Voyez l'insistance avec laquelle Sulpice Sévère parle du rôle religieux de Galliœ nostrœ; Chr., II, 40,4; 45, 7; Dial., III, 17, 6 (cf. ici, n. 5). Il est digne de remarque que les écrivains chrétiens ne groupent jamais les évêques ou les Églises suivant les provinces ou métropoles (p. 305 et s.), mais suivant les grandes régions naturelles, Gaule, Italie, etc., lesquelles cependant n'avaient pas une réalité administrative absolue; cf. p. 380-1, en particulier p. 381, n. 6.

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