‹ Histoire de la Gaule (volume 3)Chapitre 387 sur 473 · T. II, p. 97 et s.; cf. t. I, p. 528 et s. (5° édition · texte numérisé non relu

T. II, p. 97 et s.; cf. t. I, p. 528 et s. (5° édition

celles du temps en ses périodes ou de la nature en ses métamorphoses; leur religion devint saisonnière, comme l'étaient toutes celles qu'elle remplaçait1. Et je ne sais si l'homme concevra jamais un Dieu dont la vie soit purement ou divine ou humaine, faite seulement des choses de l'âme, indépendante des attraits de la matière et des révolutions du ciel.

La mort et la résurrection du Christ furent célébrées aux jours anniversaires de ces événements, et, si l'on ne s'accorda pas sur la place précise de ces jours dans le calendrier de l'année2, nul ne pouvait songer à les séparer du temps de la Pâque, c'est-à-dire du printemps, du renouveau de la terre. Et voilà qui permit de réunir la douleur et la joie du Chrétien devant son Sauveur mort et ressuscité, à la douleur et à la joie de la nature emprisonnée par l'hiver et libérée par le printemps3; et voilà encore qui permit à l'Eglise des fidèles d'appeler à soi les dévots de la Terre-Mère, lesquels plaçaient aux mêmes heures leurs fêtes printanières de la tristesse et de la gaieté4.

Ceux de Mithra avaient pour anniversaire de gloire le jour du solstice d'hiver, le 25 décembre, jour du soleil nouveau ou jour d'une nouvelle naissance pour l'astre invincible, celui où il renonce à fuir vers les espaces inconnus et se résout à revenir

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