‹ Histoire de la Gaule (volume 3)Chapitre 472 sur 473 · Ici, p · texte numérisé non relu

Ici, p

T. VII, 218-21'J, en particulier p. 219, n. 3; cf. ici, p. 322, n. 5. Pour tout ceci, ici, p. 321 eL s., en particulier p. 323, n. 4.

saints à ceux de l'Orient1; Ausone chante ses cités et ses paysages2, et le rhéteur Pacatus, après avoir contemplé à Rome l'empereur Théodose, ne désire que de revoir ses amis et ses villes de la Gaule3. Pour tous, elle est une mère et une patrie4. Et quoique le mot de patrie s'applique en ce temps-là à bien des êtres différents, à l'Empire, à l'Église ou au municipe6, il renferme en soi tant d'attraits et tant de mérites, qu'une fois uni au nom de Gaule, il assure à ce nom le prestige d'une idée souveraine.

Si les Augustes romains, fils ou héritiers de Théodose, avaient compris ces sentiments humains, ces leçons de l'histoire, ces lois de la nature, s'ils avaient laissé grandir la patrie gauloise à l'ombre de l'Empire, ils auraient peut-être procuré à cet Empire de nouveaux siècles de durée. Ils ne l'ont point fait, ils ont méconnu l'existence ou la vitalité de la nation, ils ont refusé de s'appuyer sur elle; et ils ont ainsi rapproché le jour de la chute suprême. Mais la Gaule échappera à la ruine du monde impérial, elle trouvera son salut dans les Francs de sa frontière, et c'est à eux que reviendra la tâche de reprendre et de continuer son unité nationale. Quand les empereurs de Rome n'écouteront plus les voix de la Gaule, un roi des Francs sera près d'elle pour répondre à son appel6.

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