‹ Histoire de la Gaule (volume 3)Chapitre 471 sur 473 · T. I, p. 26; t. IV, p · texte numérisé non relu

T. I, p. 26; t. IV, p

5. T. I, p. 3, n. 2. — Je me demande maintenant si le nom de Gallia n'est pas plus ancien que celui de Celtica et ne remonte pas à la fédération druidique d'avant la conquête par les Celtes; cf. t. I, p. 528-530, 5" édition.

6. Pas une seule fois les Panégyristes ne parlent de telle ou telle province administrative; mais ils disent toujours Gallia, Gallix : mea Gallia (Paneg. ,XU , 24), Galliœ tuœ en s'adressant à l'empereur (IX, 21). De même, Ammien, XX, 5, 5; XXI, 5, 4 (discours de Julien). Voyez, de même, Ausone dans son Actio gratiarum consulaire en 370, remerciant Grafien au nom omnium Galliarum (8, 40), et avec quelle insistance il parle de la reconnaissance des Gaules (11, 52; 18, 82 et 83). De même, t. VII, p. 234, n. 5. Sur la curiosité de l'histoire de Gaule, p. 252, n. 5.

7. Ammien, XV, 9, 4 et 8 ; Paneg., XII, 46; Ausone, p. 262, n. 6.

8. Zosime, IV, 51 : Ke).xb; xo yévo; (Rufln, lequel était d'Éauze en Novempopulanie, p. 23, n. 4, par conséquent d'une région qui n'était pas originellement celtique, t. IV. p. 69); Talâxai;, Sozomène, 111, 61, c. 1047; tô twv Keatmv £6vo;, Julien, Epist. ad sen. Ath., p. 277 et 287, Sp. ; etc. L'usage s'était d'ailleurs répandu

son caractère, ses coutumes, ses tendances ' ; et à côté d'une certaine humeur révolutionnaire 2, les Gaulois étaient réputés pour leur vaillance à la guerre, leur amour du travail, leur passion pour l'éloquence, une gravité de tenue et une application de conduite qui étonnaient les Grecs et en imposaient aux empereurs eux-mêmes3. C'était leur terre, enfin, qui avait donné asile aux Francs, devenus les principaux soldats de l'Occident; elle se les était incorporés : entre elle et eux, il y a maintenant une indissoluble société, et la Gaule en tire une valeur de plus 4.

Le Christianisme à son tour ajoute à ces éléments de vie commune, à ces principes d'unité. Un Chrétien de Gaule était heureux d'attacher à sa foi ce vocable de Gaule. Les évêques de la contrée se réunissaient en conciles particuliers qui imprimaient une même discipline, une pensée unanime à toutes leurs Eglises, bientôt groupées en une Eglise de Gaule5; et leurs luttes victorieuses contre l'Arianisme rappelaient les triomphes des armées gauloises contre les Barbares du Rhin6. Cette grande fraternité chrétienne venait de recevoir de Dieu une miraculeuse consécration : il lui avait envoyé saint Martin comme apôtre et comme patron. On eût dit que le ciel lui-même voulait faire de la Gaule une nation bénie7.

Païens et Chrétiens du terroir gaulois ont également leurs raisons pour l'aimer. Sulpice Sévère oppose hardiment ses

dansles manuels scolaires de géographie, d'appeler provincia l'ensemble de la Gaule et de l'étudier dans un chapitre spécial (par exemple, Expositlo, § 58, p. 121, Riese). Que ces expressions géographiques fissent souvent penser à des unités nationales, c'est ce que montre l'extraordinaire passage d'Orose, p. 358, n. S.

1. Remarquez l'insistance avec laquelle les Pères de l'Église relèvent les caractères religieux communs à toute la Gaule (le culte de Mercure, t. VI, p. 7, n. 1; la sagesse des druides, t. II, p. 80, n. 2).

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