‹ Histoire de la Gaule (volume 3)Chapitre 59 sur 473 · XI. — LE DOMAINE · texte numérisé non relu

XI. — LE DOMAINE

C'est encore la terre que nous retrouvons au premier plan dans une autre administration impériale, celle de « la Chose Privée », autrement dit du Domaine ou de la Cassette3; et cette administration, au même titre que celle des finances d'Etat, avait un comte pour ministre4, et, pour directeurs provinciaux, des intendants à Trêves5, à Vienne6 et à Besançon7.

Le Domaine, c'étaient avant tout des biens-fonds innombrables, villas, forêts, mines, carrières, sols de culture ou terres d'élevage, répartis par toutes les provinces de l'Empire, hérités, légués, acquis, confisqués, ou annexés pour cause de déshé-

valeur absolue, à 15 fr. 6G5) : et quelle que soit la valeur relative de la monnaie, cola ne peut être excessif. Et on en dira autant du chiffre, quoique supérieur, auquel arrive Lot (p. 30) pour la France, 350 à 375 millions. Tous ces calculs, d'ailleurs, demeurent fort hypothétiques. — L'abaissement du taux à 7 sous par Julien (p. 38. n. 6) s'explique par la dévastation de la Gaule; mais en dépit du texte d'Ammien, je me demande si l'abaissement n'a pas été limité à une partie de la Gaule, celle des provinces dévastées. Qu'on ne s'étonne pas, d'ailleurs, de l'énormité de ce dégrèvement : en 15 ans, sous Alexandre Sévère, des cotes d'impôt baissèrent de 10 sous d'or à un tiers de sou (llist. Aug., Alex., 39, 7). Je répète qu'il faut étudier la chose par province (cf. p. 45, n. 7). On signale, sous Magncnce, la levée exceptionnelle de la moitié du revenu (Julien, Or., Il, p. 34, Sp.).

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