FONCTIONNAIRES ET BUREAUX
mages à l'Autel de Rome et d'Auguste; et ce système, qui faisait d'elle une ligue sacrée de tribus ', continuait les plus anciens temps du monde méditerranéen, où la vie politique s'exprimait par les deux formes souveraines de la cité autonome et de l'alliance entre cités2. Mais peu à peu les choses ont changé ; et tout a disparu du système fédératif dans cette Gaule où cent quinze municipes, distribués entre dix-sept provinces, relèvent directement du vice-roi au prétoire de Trêves. C'est le régime de l'Etat dans l'uniformité de ses cadres et la régularité de son mécanisme. Pour rendre sa police plus efficace, Aurélien et ses successeurs ont multiplié ces cadres et ces rouages3 : si dixsept provinces et deux diocèses ont été découpés dans la Gaule, c'est afin d'augmenter en conséquence les employés et les services publics; et si les faits continuent de cette manière, il arrivera un jour où même chaque cité aura son délégué impérial et les bureaux de ce délégué, et où elle cessera d'être une société politique pour devenir un organisme d'Etat'.
Ces bureaux d'Empire {officia) sont fort bien organisés, et suivant un modèle uniforme : qu'il s'agisse de celui du préfet ou de ceux des gouverneurs, c'est la même répartition des services et la même hiérarchie, et une hiérarchie très sévère, entre les diverses classes d'employés5. A la tête est toujours un chef ou directeur, princep»*', au-dessous de lui, en ordre descendant, le sous-chef ou secrétaire principal7, les comp-