T. VII, p. 223 et
6. Veteralor quidam, etc. L'ampliili von y perdit, non pas la vie, mais toute sa fortune, et peut-être était-ce l'essentiel pour Constance; Ammien, XVI, 8, 8. Cf. p. 49.
7. T. VII, p. 168. C'est cet usage de baiser la pourpre qui constitue proprement le geste de Vadoratio et qui remonte à Dioclétien : c'est ce geste et cette innovation que les Romains condamnaient comme extero ritu et more regio (Ammien, XV, 5, 18). — Le Christianisme n'y changea rien; cf. Beurlier, Le Culte impérial, 1891, p. 284 et s.
S. T. VII, p. 223, n. 4.
C'est ce mot d'idole qui convient le mieux aux empereurs de ce temps. Il importe peu que, comme Gratien ou Valentinien l, ils soient les premiers au combat. Rentrés dans leur palais ou circulant sur leur voiture de parade, ils redeviennent dieux sur la terre *. Constance II, lors de sa visite à Rome, debout sur son char, immobile sous la pourpre, ne faisant ni un geste des doigts ni un mouvement de la tête, ressemblait à une statue de dieu que ses prêtres auraient promenée à travers ses peuples3. Le Christianisme était entré chez les maîtres de l'Empire sans toucher à leurs âmes.
A quoi bon, après cela, parler longuement des formules qui encadrent toujours cet Empire4? et de ce terme de « chose publique », res publica, qui revenait sans cesse dans les propos des lettrés et les discours officiels5? et de ces lettres dominatrices, S. P. Q. R., senatus populusque Romanus, qui apparaissaient encore sur les inscriptions solennelles G, signes et symboles du sénat7 et du peuple8, ces créateurs et ces souverains originels de la terre latine? et de ces deux consuls inaugurant au premier janvier de chaque année le nouveau cycle d'une histoire qui ne devait point finir9? et de ce vocable sur-