Voyez cependant Cic
4. Cicéron, Pro Fonteio, fr. 3, 4 et 8; 5, 10; et surtout 5, 9 : Itaque Titarium Toloscè quaternos (L'uarios in. singulas vini amphoras portorii nomine exegisse; Croduni Porciuin et Muniuin ternos victoriatos, Vulchalone Servœum binos victorialos M, alque in his locis secrodunt [Croduni] [et Vulchalone] ab his4portoriuni esse exactum, si qijis Cobiomacho, qui vicus intrr Tolosam el Narbonem est, deverterentur, nequc Tolosam ire vellent, Elesioduluscantum [Elesio Duluscantum = un ou deux noms propres corrompus] senos denarios ab iis qui ad liostem porlarenl excgissent. — Sur les monnaies, Mommsen, G. d. R. M., p. 399. — Vqici comment, sous réserves, j'interprète ce texte : il s'agit des droits payés par les vins arrivés à Narbonne et qui en sortent à destination de Tinlérieur; les droits s'échelonnent sur la route de Narbonne à Toulouse et au delà : 1" à Crodunum [Segodunuin, Rodez, est impossible, le pays était indépendant, p. 22 ; il s'agit de la 1" étape après Narbonne], 3 victoriats (1 denier 1/2) ; 2° à Vulchalo [?], 2 victoriats : ces deux droits payés seulement pour les vins destinés à Cobiomachus [Hebromagus'? Bram. cf. Itin. de Jérus., p. 551, magus = « marché •], marché à gauche de la route, à mi-chemin de Narbonne à Toulouse; 3" ceux pour Toulouse paient, à Toulouse même, 4 deniers; 4° à Elesium [= Elusio, Itinéraire de Jérusalem, p. 551, Font d'Alzonne près de Castelnaudary, point de départ, sur la route de Narbonne à Toulouse, de la route vers les Rutènes et le haut pays? je crois bien que c'étaient les vins destinés aux Rutènes qui étaient visés, cf. fr. 3, 4], douane de sortie, 6 deniers pour les vins destinés à la Gaule indépendante. — Sur ces noms de lieux, cf., eu dernier lieu, Hist. de Languedoc, I, p. 134 et 210.
5. Aucun texte précis pour la Gaule sur la juridiction criminelle du gouverneur; cf. seulement p. 101, n. 3. — Sur la justice civile, Cic, Pro Quinctio, 4, 15; 12, 41.
— Sur la justice administrative, Hirtius, De b. G., VIII, 46, 5 {publicas controversias) .
— Il semble qu'il y eut dans la Gaule Transalpine des circonscriptions judiciaires, des lieux d'assises {conventus), où se rendait successivement le gouverneur (Hirtius, l. c.) : Narbonne, Toulouse, Vienne, Aix? Mais pour certaines affaires civiles, on venait à Narbonne, même de l'autre bout de la Province (Cic, l. c).
6. Cic, De republica, III, 9, 16 : Xos vero justissimi homines, qui Transalpinas
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100 SERTORILS ET POMPÉE.
serait réglé par Rome, la vie du sol comme la vie des hommes.
Une telle autorité, absolue et multiple, pouvait, suivant les personnes, être mise au service du bien ou du mal. Le bien, pour la Gaule romaine, c'était la transformation des hommes et de la terre, les Celtes obligés à s'unir et à respecter les lois, leur activité tournée vers les travaux du sol et les œuvres de l'esprit, de nouvelles cultures enseignées et de grandes villes bâties, et les vaincus associés à une œuvre pacifique dirigée par une volonté supérieure. Le mal, c'était la Province livrée à tous les appétits des Italiens : prolétaires de Rome qui veulent des lots de colons', sénateurs et chevaliers qui rêvent d'immenses domaines, de terrains de chasse ou de bois de futaie-, brasseurs d'affaires qui cherchent des entreprises de transport, de vente, de commission ou de fermage ^ collecteurs d'impôts qu'enrichit toute taxe nouvelle ^ banquiers et usuriers pour qui les indigènes sont une proie facile ^ prospecteurs de mines, maîtres carriers, marchands de vins, de bois et de bestiaux ^ exploiteurs de pacages et de labours ', fournisseurs de marchés d'esclaves, ceux-ci, les plus dangereux des malfaiteurs *, toute une foule d'aventuriers sans scrupule s'abattait sur la province ^
qentcs olcam cl vilein screrc non sinimus, quo pluris sint noslra olivetu nostrœque vineœ. La défense, sans doute, a été permanente sous la République. — Je crois que c'est par anachronisme que Cicéron place ces paroles dans la bouche de Scipion Émilien : car il est bien difficile de mettre la mesure avant 125 (comme le fait Mommsen, II, p. IGO).