Cf. p. 113, n
0. NerjoUalores : Pro F., 1, 1 et 2; 3, 5; 5, 9 et 10; 10, 22; 10, 30; Pro Murena, 20, 42; Salluste, Cal., 40, 2.
7. Aralorcs, pccuarii : Pro F., 1,2; 10, 36; agricoUv, IG, 30.
S. Pucros vénales ex Gallia : Cic, Pro Quinclio, G, 24.
y. C'est tout ce monde que Cicéron ajjpclle {Pro F., 1, 3) numcrus civium Homanorum atque hominum honcslissinioruni [les nun-Homains] ; cf. 3, 5.
CONDITION LliGALE I)K LA PROVINCE. lOl
Et si le gouverneur laissait faire, la curée commençait'. Or, non seulement il laissait faire, mais, presque toujours, il metti^it son pouvoir à la disposition de ces hommes, c'est-àdire qu'il le leur vendait pour une part dans les bénéfices. Confiscations de biens ou destructions de villes-, exécutions sommaires', impôts arbitraires'*, extorsions d'argent % dénis de justice ^ les provinciaux étaient alors menacés dans leurs vies et leurs biens, et ils couraient chaque jour les mêmes dangers qu'à un soir de défaite. — Il est vrai qu'ils pouvaient se choisir à Rome un patron ou un défenseur ^ et, par son intermédiaire, accuser leur préteur de prévarication ou de rapine *. Mais les tribunaux étaient indulgents pour les méfaits de ce genre : tous les juges n'avaient pas la conscience nette'. D'ailleurs, quand il s'agissait de la Gaule, les gouverneurs et leurs avocats rappelaient aussitôt que c'était pays de Barbares et de Celtes, et que les Romains avaient toujours à venger la bataille de l'Allia, l'assaut du Capitole et le pillage de Delphes '". Avec de tels arguments, l'impujiité était .assurée aux pires exactions, les plus violents des proconsuls étaient les plus dignes du nom romain, et les Gaulois risquaient de devenir les ennemis éternels, pour lesquels le souverain n'abdique jamais le droit du vainqueur". Le sort de la Gaule allait donc dépendre des hommes que le peuple et le sénat '^ lui donneraient pour maîtres.