‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 13 sur 776 · LKS DEUX CAMPAGNES DE PROVENCE · texte numérisé non relu

LKS DEUX CAMPAGNES DE PROVENCE

i Mais celte fois, Rome travailla pour elle. Sextius resta deux ans en Provence comme proconsul (123-122) '. Il donna quelques terres aux Marseillais -, et il prit pour son peuple le territoire (les Salyens, sans doute aussi celui des Voconces de la Drôme et de quelques tribus gauloises de la Durance ^ Une province fut ébauchée entre le Rhône, les Alpes et la mer. L'arrière-pays de Marseille devint une partie de l'Empire romain. Pour mieux marquer qu'il s'agissait d'une annexion délînitjve, Sextius construisit une forteresse et installa une garnison près des bords de l'Arc, au pied même de la ville salyenne à demi détruite, et il donna à sa fondation un nom romain, Aquas Sextiœ, « les Eaux de Sextius », aujourd'hui Aix-en-Provence (122) \ Le site était charmant : des eaux chaudes, des sources froides, courant à travers une large plaine, un sol gras et fertile, une rivière large et limpide, des collines boisées à l'horizon ^ Mais la situation valait encore mieux que le paysage. A Aix, on était à mi-route entre la Durance du haut pays et Marseille sur le rivage, entre le Rhône d'Arles et le golfe de Fréjus : c'était le carrefour des routes de la Provence et un nœud de chemins vers l'Italie. Désormais, pour commercer par terre, les Marseillais devraient passer sous les regards des Romains laissés par Sextius. Aix, assurément, protégeait contre les Celtes

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