‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 141 sur 776 · Plut., Sert., 25-6; Pomp., 20; Tite-Live, Ep · texte numérisé non relu

Plut., Sert., 25-6; Pomp., 20; Tite-Live, Ep

114 SEllTOUILS ET POMPEE.

anciennes guerres civiles'; les indigènes lui donnèrent un peu plus de mal, surtout les Vascons de Navarre, demeurés « {idèles aux cendres » du grand chef auquel ils s'étaient dévoués, et beaucoup voulurent le suivre jusque dans la tombe-. Puis,^ tout rentra dans le silence et la soumission (7J)^

Alors, une attitude nouvelle se dessina chez Vimperator romain. Jusque-là, il s'était montré aux provinciaux comme un général ardent et rude, qui ne s'émouvait pas devant des^ cadavres d'ennemis \ Mais cette besogne de massacreur jurait avec ses vastes ambitions, sa naliire accueillante, la bonté de son cœur, l'élégance suprême de son caractère et de sa vie ". Il eut, assurément, l'amour du premier rang avec la même force que pas un% César excepté' : il le tempéra par un profond désir de n'être point mal jugé, un impérieux besoin de plaire à tous \ L'étroite tyrannie d'un Marius et d'un !*^ylla, n'exerçant le pouvoir qu'au profit de leurs appétits vulgaires et de leurs bandes de complices, prêts à tous les crimes et disposés à tous les vices, le sanglant despotisme de ces deux derniers chefs, produit à la fois des basses jalousies du prolétariat et des cupides égoïsmes de l'aristocratie, toutes ces passions viles ou cruelles répugnaicMit à l'âme délicate et à la vanité généreuse de Pompée'. Et cette conquête de l'Espagne, qui, sous la génération antérieure, eût amené des tueries et des vilenies sans fin, allait faire du vainqueur le protecteur naturel de la nation soumise'". Dans ses

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