Appien, Civilia, I, 119; Plut., Crassus
5. Cf. Rathke, De Romanorum bellis servilibus, Berlin, 1904, p. 88 et suiv.
6. Plutarque, Crassus, 8 (parle de Gaulois), 9 (un corps de Germains); Orose, V, 24, 1 (Gaulois), 6 (Germains et Gaulois); Tite-Live, Ep., 97 (Gaulois et Germains); Frontin, II, 5, 34 (id.); Salluste, Hist., fr., III, 96 (id.). César (De 6. G.,
I, 40, 5) fait entendre qu'il s'agit de Cimbres et de Teutons; il pouvait du reste y avoir des Helvètes (cf. p. 64 et 91). L'hypothèse de Mûllenholî (II, p. 156-7), qu'il s'agit d'esclaves razziés par les marchands, me paraît peu soutenable (cf. ici, p. 92, n. 2). — Comme noms gaulois ou germains : Crixus (Salluste; Orose; Florus,
II, 8, 3; Tite-Live, Ep., 95 et 96; Ampélius, 45; Appien, I, 116); Castus (Frontin, Plut., H); Gannicus, Cannicus, Kxwix-.o; (Frontin; Tite-Live; Plutarque, 11). Comparez les sacrificatrices de ces Germains de Castus (PL, id.; Sali ,'H., fr., IV, 40) à celles des Cimbres (p. 55).
118 SEIITORILS ET POMPEE.
ils l'emportèrent sur les préteurs, et, avec l'apparence d'une ' révolte sociale, ils engagèrent en pleine Italie une guerre nationale, revanche d'Aix et de Verceil '. Les plus sages de leurs chefs n'avaient qu'une ambition, rouvrir les chemins du Nord aux fils et petits-fils des grandes peuplades, et les renvoyer libres sur leurs terres transalpines ^. Mais, gâtés par leur naissance servile ou trente années d'esclavage, la plupart préférèrent piller et se venger '. Au lieu de l'indépendance, ils allèrent à une nouvelle défaite, qui ne pouvait être suivie que des supplices réservés aux esclaves rebelles *. Crassus parvint à les vaincre avant le retour de Pompée ^ Il laissa échapper une bande de cinq mille hommes, qui vinrent se heurter aux légions d'Espagne ^ Le proconsul n'eut point de peine à les écharper, et il put se vanter d'avoir détruit les « racines de la guerre » et mis fin au péril barbare (71) '.
A Rome, Pompée se fit nommer consul, ayant Crassus pour collègue. Tous deux rétablirent les lois populaires, abolies par Sylla. Mais la nouvelle révolution se fit sans violence : aucune illégalité ne fut commise, pas une goutte de sang ne fut versée. Une génération plus humaine arrivait au pouvoir (70).
Peu après. Pompée fut chargé de pacifier la Méditerranée dévastée par les pirates (G7), et ensuite de mettre fin à la guerre de Mithridate (G6).^Sa tâche maritime fut assez facile dQ côté de l'Espagne et de la Gaule, où ses légats firent le nécessaire '. Lui-même se mit en route pour l'Orient, à la recherche de nouvelles gloires et de nouveaux clients. Il avait reçu du peuple des pouvoirs extraordinaires; il se voyait choisir comme