VII. — LES DERNIÈRES RÉSISTANCES DES ALLOBROGES
■Mais jusqu'au jour où cette monarchie imposerait à Rome le respect des vaincus, la province devait connaître encore de longues années de misères. Le règne de Sertorius ne fut qu'une courte éclaircie pour l'Occident, et Pompée n'avait fait que passer, plongé dans ses rêves de grandeur et d'amitié. Après son départ, l'histoire de la Gaule romaine, pendant dix ans (71-Gl), fut la répétition banale des temps de Fontéius.
Un instant, on put espérer que ce dernier serait- puni. Les Allobroges envoyèrent à Rome une ambassade, qui chercha et trouva un accusateur *, et une action fut intentée contre le gouverneur (G9?) ^. Il choisit Cicéron pour avocat. Cicéron avait accusé Verres des mêmes crimes qu'on reprochait à Fontéius; mais Verres, en Sicile, avait persécuté des Italiens et des Grecs, les deux sortes d'hommes dont l'orateur se regardait comme le