Velléius, II
3. É. Lacour, Ventia et Solonion, R. arch., 1860, II, p. 396 et suiv. ; Guillemaud, Veniia et Soloniuin, 1869 (extrait de la Revue militaire française); Ducis, Revue Savoisienne, XIII, 1872, p. 69 et suiv. ; Ed. Blanc, Note sur Ventia, R. arch., 1876, I, p. 268 et suiv.
4. L'accusateur fut M. Plœtorius (12, 26: cf. Schneider, p. 28 et suiv.), qui fut <iidé par M. Fabius, subscriptor de l'acle d'accusation (12, 26), sans doute un descendant do l'Allobrogique (cf. p. 21, n. 1. et p. 121, n. 3). Le chef de l'ambassade fut Jndutiomarus (8, 17 et 19; 12, 26; 17, 36), dux Allobrogum ceterorumque Gallorum (17, 36) : je ne comprends pas pourquoi on supprime ce dernier passage (Bakius, Scholica Hypoinnemata, V, 1862, p. 181, et d'autres), car il y avait d'autres envoyés que ceux des Allobroges {Pro F., 8, 16).
3. La date semble Fésuller de ce que le procès eut lieu {Pro F., 12, 26) après la lex Aurélia judiciaria, qui est de 70 (Belot, II, p. 273 et suiv.), et d'un passage de Julius Victor, p. 400, Halm. Cf. Schneider, p. 27 et suiv. L'action fut intentée en vertu de la lex Cornelia de repetundis.
protecteur naturel. En Transalpine, Fontéius n'avait attaqué que des Gaulois. Cicéron, en le défendant, fît croire qu'il soutenait les droits des races supérieures et du monde civilisé, il parla de Narbonne et de Marseille, de Jupiter et d'Apollon, exposés aux menaces et aux sacrilèges de la Barbarie, du sang qui avait coulé à Delphes et sur l'Allia, et des victimes humaines que les Celtes immolaient *. Fontéius fut sans doute absous % et, en Gaule, les Italiens s'en donnèrent ii cœur joie \
On vit l'ami d'un gouverneur, Publius Clodius, organiser une agence de crimes, qui se chargeait de fabriquer des testaments, de supprimer les orphelins et d'accaparer les héritages *. Ce même gouverneur, Lucius Muréna, parvint, dit-on, à faire recouvrer aux Italiens toutes leurs créances sur la Gaule : ce fut, j'imagine, à l'aide d'extorsions et de confiscations nouvelles \ Quand toutes ces opérations furent faites, il ne restait plus aux Gaulois qu'à mourir de faim (6i) ^
1. Pro Fonteio, 1, 2; 2, 3 et 4; 3, 5; 8, 16; 9 et 10, 20-22; U, 23-4. — Cf. de La Ville de Mirmont, Cicéron et les Gaulois (Revue celtique, XXV, 1904), p. 1(33 et suiv.
2. C'est ce qu'on conclut d'ordinaire du fait qu'il acheta une maison à Naples (cf. p. 1 13, n. 2) : mais il pouvait y être en exil, Naples étant sans doute encore ville libre et alliée (Cic, Pro Balbo, 8, 21).
3. C'est vers ce temps-là qu'il faut placer le gouvernement de la Gaule par C. Calpurnius Piso. Il semble l'avoir exercé d'abord comme consul en 67 (Dion Cassius, XXXVI, 37, 2, Boissevain), et c'est alors qu'il eut des démêlés avec Pompée : celui-ci avait été investi en 67 de Vimperium maritime, avec M. Pomponius comme légat àjjiyt AcyuaTty.TiV te -/.al K£),Tty.Tiv ôdtXaaaav (Appien, Mithr., 95). Pison refusa aux légats de Pompée (to?ç ÛTtâp^osç) le droit de lever des troupes dans la Gaule Narbonnaise (Dion, /. c). Il garda son gouvernement comme proconsul en 66 et sans doute en 6.'5, et eut, semble-t-il, à « pacifier » les Allobroges (Cic, Ad Alt., I, 1, 2; 13, 2). En 63, il fut accusé pour ses méfaits comme gouverneur, défendu par Cicéron, et acquitté (Sali., Cal., 49, 2; Cic, Pro Flacco, 39, 9S).
4. Morluorum lestamenla conscripsit, pupillos necavit, nefuriasque cum multis scelerum pactiunes socielatesquc conjlavit; il s'agit de P. Clodius, qui vint eu Gaule avec j. Licinius Murena, préteur en 65, gouverneur en 64 (Cic, De haruspicuni responsis, iO, 42). On a eu tort d'en faire le questeur de Muréna. Cf. Drumann, n. éd., Il, p. 175.
5. Cic, Pro Mur., 20, 42 : In Gallia, ut nostri homines desperatas jam pecunias exigèrent, sequitate diligenliaque perfecit; 41, 89. En 63, il semble qu'il gouvernAt encore la Gaule, où il laissa son frère C. Murena pour légal (Sali., Cat., 42, 3, où eilcrioris est peut-être à corriger en uUcrioris, Pro Mur., 41, 89).
6. Miseriis suis remcdium inortcm exspectare. Sali., Cat., 41, 3; les Allobroges, en 63, publiée privatimque xrc alieno oppressas, id., 40, 1 ; Plut., Cic, 18.