Cf. p. 14 et s., t. II, p
2. L'envoi de celte mission paraît avoir coïncidé avec des troubles dans la Province, provoqués sans doute par les agents de Catilina (Sali., Cat., 42). Plutarque (Cic, 18) parle de deux chefs.
3. Il semble que ce fut un patron ordinaire de la cité, Q. Fabius Sanga, cujus patrocinium civitas plurimum utebatur (Sali., Cat., 41, 4). Il est possible que ce soit Q. Fabius Maximus, le petit-fils de l'Allobrogique (p. 21 ; du Rieu, De gente Fabia, p. 422 et suiv. ; contra, Willems, I, p. 511); en tout cas, c'est un de ses descendants. Je me demande si Sanga n'est pas un nom celtique, tiré d'un lieu voconce ou aliobroge (cf. Lucain, I, 432).
4. Sali., Cat., 40, 3 : Senatum, quod in eo auxili nihil esset. 5 Sali., Cat., 40, 3.
6. Sali., Cat., 40-41; Dion, XXXVII, 34; Plut., Cic, 18; Cic, Cat., III, 1, 4; 6, 1 1 ; 9, 22.
7. Sali., CaL, 41, 44-45; Plut., Cic, 18; Cic, Cat., III, 1, 4; 3, 8; 5, 10 et ll;etc
8. Sali., Cat., 50, 1 ; Cic, Cat., IV, 3, 5, Cf. les justes remarques faites par de La Ville de Mirmont, p. 171-2.
9. Tout ce qui suit est emprunté à Dion Cassius, la seule source que nous possédions sur la guerre de Pomptinus (XXXVII, 47-48). Des mentions très brèves
122 SERTORILS ET POMPEE.
trop tard'. A cette date, le sénat ne redoutait plus ni émeutes ni complots, l'Empire ne se connaissait plus d'ennemis. Pompée revenait d'Orient après avoir poussé jusqu'aux abords de la nu r Caspienne^; César, préteur en Egpagne, désespérait de trouver de beaux champs de bataille *. La Gaule indépendante, tiraillée par Içs discordes et menacée par les Germains, avait oublié ses frères du Midi *; la Province, bien surveillée par son propréteur Gains Pomptinus, ne put faire cause commune avec les Allobroges. — Mais rien ne les empêcha, dans leur courageuse folie, de déclarer la guerre au peuple romain.
Au début, les choses allèrent assez bien pour eux, grâce à l'activité de leur chef de guerre, Catugnat ^ Les résidents italiens de Vienne eurent à peine le temps de s'enfuir : encore durent-ils s'échapper par le nord, et se réfugier chez les Eduens ^ Débarrassés des étrangers, les Allobroges attaquèrent : des bandes franchirent l'Isère, pillèrent le pays ', s'établirent à Valence*. Le gouverneur Pomptinus envoya d'abord contre eux
ailleurs : Cicéron, De prov. cons., 13, 32; Scholia Bobiensia in Vat. (Cic, éd. Orelli, V, 11, p. 323 = p. 121, Hildebrandt); Titc-Livp, /;p., 103; César, De 6. G., VIT, 64, 7.
1. La guerre est racontée par Dion à la date de 61. Elle semble être résultée de la conjuration : Cic, De prov. cons., 13, 32.