LES DERNIEURS RESISTANCES DES ALLOBROGES
Los Allobroges étaient demeurés le seul peuple gaulois «jui eût (lu courage et de la persévérance. Ils lurent, comme soldats ou négociateurs, les défenseurs attitrés de la Province; ils y exerçaient une sorte de souveraineté morale, héritage de leur ntique prééminence *. — Après ces derniers outrages, ils envoyèrent à Rome une nouvelle mission (63) ". Elle trouva un patron, mais ce fut tout'. Cicéron, l'avocat de Fontéius, était alors consul, et il ne s'occupait que de Catilina. Le sénat ne voulut rien entendre *. Les malheureux Allobroges erraient sur le Forum, angoissés et parlant de mourir ^ Dans leur désespoir, ils écoutèrent les propos des amis de Catilina, et ils faillirent promettre qu'ils décideraient leur peuple à prendre les armes et à s'unir aux insurgés ^ Leur patron les détourna de cette aventure; ils consentirent même, sur la demande de Cicéron, à tromper la confiance des conjurés et à lui livrer les documents qui établiraient le complot ^ Ils espérèrent par là attirer sur leur sort l'attention recoïinaissante du sénat. Mais il se borna à quelques récompenses et à de bonnes paroles % et l'on cessa de s'intéresser à eux.
Alors, une dernière fois, les Allobroges tentèrent la fortune des armes, un an après l'afTaire de Catilina (62-61) ^. C'était