‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 158 sur 776 · Voyez les textes de la p. 126, n · texte numérisé non relu

Voyez les textes de la p. 126, n

6. Séjour à Marseille (Strabon, III, 4. 17) de Posidonius dWparnée, peut-être entre 87 et 83 (cf. Miillenhoff, II, p. 128-9), d'où il a dû visiter la Ligurie, la Gaule, peut-être jusqu'en Auvergne, etc.; sans doute d'Artéiuidore d'Éphèse, dont le voyage en Occident (Strabon, III, 1, 4), vers 100, a dû avoir Marseille pour étape (cf. t." 1, p. 403, n. 4 et 5).

7. Imilatiou des oboles à la roue (cf. t. I, p. 438-440), Cab. des Méd., n"' 2172-6. Pièces au nom de Ao-je, Avignon?, cf. t. II, p. 510, n. 6 (Cab., n"* 2309-23). Imitation des bronzes au taureau : Kp'.so-o (2223-4), K'.fisvojXo?, Gimiez? (,2223; Blanchet, p. I23j, Aopa, Aéria?, cf. t. Il, p. 311, n. 2 (2226), Aoix (2227), Aocrs (2228), Mvj? (2229), HliALO-z Mao-o-a (2230-43). Diane et lion : :i:£Yoo;, Ségobriges?, cf. t. Il, p. 512, n. 4 (2244). Apollon et lion : Kx;v'.-/.r,-:fi}v, Cœnicenses, cf. t. II, p. 512, n. 4 (2243-6). Gérés et taureau : rXav.xMv, habitants de Glanum, Saint-Remy, cf. t. II, p. 514, n. 5 (2246). Diane et lion ou taureau : Tp-.xo, Trkorii?, cf. t. II, p. 518 (2248-9). Apollon ou Gérés et taureau : ISaavaYr.T, Samnagenses, cf. t. II, p. 507, n. 1 (2236-2275). 5ur ces monnaies, Blanchet, p. 238 et suiv. — U faut remarquer à leur sujet que

serviront bientôt de son alpliabet pour graver des inscriptions en l'honneur de leurs dieux ou de leurs cités ^ ; quelques chefs gaulois, épris de la culture du Midi, font venir de Marseille des rhéteurs ou des grammairiens, afin de servir de précepteurs à leurs enfants ^ Dans certaines bourgades celtiques, comme TEntremont des Salyens, on commençait à bâtir de grands édifices de pierre, et on les ornait de vigoureuses sculptures qui rappelaient des batailles et des victoires ^ : il est probable que des praticiens grecs ont mis la main à ces œuvres. Et les plus anciennes figures des divinités gauloises rappellent parfois de si près les vieilles images grecques % qu'on peut songer à des modèles empruntés à la Marseille ionienne \

Mais ces progrès de Thellénisme dans le Midi de la Gaule ne seraient peut-être que les dernières vibrations d'un mouvement près de s'éteindre. De toutes parts, l'esprit italien pénétrait au delà des Alpes ^ Narbonne était devenue une grande ville ',

la plupart de ces monnaies ont été frappées, non par la peuplade (Salyens, Oavarcs, Volques), mais par la tribu, et que le nom de la tribu paraît faire corps avec celui de la ville, chef-lieu du pagus.

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