‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 157 sur 776 · IIKLLENISME ET LATINITE DANS LA PROVINCE ROMAINE · texte numérisé non relu

IIKLLENISME ET LATINITE DANS LA PROVINCE ROMAINE

à Marseille '. Quelques Grecs y ont couseuti à recevoir le droit (le bourgeoisie romaine*; et, s'ils demeurent quand même citoyens de leur A'ille, ils n'en prennent pas moins des noms latins, ils n'en sont pas moins des membres de la rjens Covnclia ou de la gens Pompeia. Les proscrits du forum, ou du sénat se rendent volontiers dans la cité phocéenne : Milon y a résidé après avoir tué Clodius, et il s'y trouvait fort bien, se délectant des rougets du golfe, la gloire du pécheur provençal ^ Catilina voulut, dit-on, s'y réfugier *. Marseille risquait de devenir l'asile des malfaiteurs romains.

Au delà de ses murailles, la force d'expansion de l'hellénisme se maintenait, par suite de la vitesse acquise, et parce que iMarseille demeurait la ville la plus ancienne, la plus riche, la plus prestigieuse de toute la Gaule '. C'est chez elle que s'arrêtaient les philosophes et les érudits de l'Orient, désireux de s'instruire sur ces contrées lointaines, et c'est de là qu'ils partaient pour la Gaule % sans doute sous l'escorte des marchands phocéens. La ville grecque restait toujours l'éducatrice des Barbares du Midi : ils continuaient à copier ses monnaies ^, ils se

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