‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 163 sur 776 · Cf. t. II, p. 465-8; t. I, P · texte numérisé non relu

Cf. t. II, p. 465-8; t. I, P

5. P. 69-70. On peut se demander pourquoi ils ont laissé les Aduatiques s'installer : c'est que cette colonie de Teutons fut établie, entre Nerviens et Éburons, dans la région d'immigration germanique (cf. t. II, p. 463).

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espérer des jours de gloire pour leur nom. Comme les terres du Sud et du Levant leur étaient fermées, ils tournèrent leurs ambitions vers rOcéan, vers cette île de Bretagne à moitié peuplée de leurs colonies*. Les Vénètes, qui groupaient autour de leur (lotte les tribus et cités de l'Armorique, se rendirent maîtres des routes de la Manche : nul ne put y circuler sans leur [)ayer tribut^. A côté d'eux, les Suessions de l'Aisne réussirent d'abord à imposer leur patronage à leurs voisins, Bellovaques et Rèmes ^: puis, leur roi Diviciac passa le détroit, et, par la crainte ou la persuasion, amena les Belges bretons à reconnaître son empire^. C'étaient deux puissants Etats qui grandissaient, unissant sous les mêmes lois les deux rives de la Manche, l'un, riche par ses navires et son commerce, l'autre, par ses épées et ses terres. Plus que les Celtes d'Auvergne et du Morvan, les Belges et les Armoricains étaient alors capables de rendre à la Gaule sa force et sa confiance. Les pensées, les traditions, la religion nationale, étaient plus vivaces chez eux, moins imprégnées d'influences méridionales ^ Leurs étranges statères d'or, à la tête-enseigne, au cheval à figure humaine, pleins de symboles et d'emblèmes, sont les plus originales des monnaies gauloises, et révèlent une sorte de passion militaire, farouche et ins[iirée*.

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