II. —L'EMPIRE BELGE DES SUESSIONS ET LA TIIALASSOCHATIE VÉNÉTE
De fait, la génération de Celtill rendait à la Gaule quelquesunes de ses ambitions et de ses espérances.
Du côté des Ardennes et de la route de Sambre-et-Meuse, la brèche faite par les Teutons se réparait. Ils avaient installé sur la Meuse, dans la région de Namur, un corps ou une tribu de six mille hommes, les Aduatiques '. On put croire qu'ils n'étaient là que pour ouvrir à toutes sortes de Germains l'accès de la Gaule. Ils se comportèrent d'abord comme en pays conquis, pillant et rançonnant leurs voisins, Éburons et autres. On essaya de les déloger : ils repoussèrent les attaques. Les Belges finirent par s'entendre avec eux, et les Eburons par consentir à un tribut^. En revanche, les Aduatiques entrèrent dans la ligue belge, et, oublieux de leur origine, ils feront désormais cause commune avec le nom gauloise Toutes ces bandes que les Germains avaient laissées au delà du Rhin, Trévires, Nerviens, Éburons, Aduatiques, arrivaient à prendre les habitudes de la terre, et elles ne faisaient plus que renforcer la nation gauloise par l'apport vivifiant d'un sang nouveau^.
Les Belges, en ce temps-là, étaient les plus fiers et les plus entreprenants des Gaulois. Ils avaient été les seuls à repousser les Teutons ^ et à ignorer la force des légions. Ils pouvaient