Cic, Pro lege Manilia
2. Mithridate s'est allié de très bonne heure avec les Gaulois du Danube, Bastaraes, Scordisques ou autres (Appien, Mithrid., 109}, et c'est par un officier celte, Bituit, qu'il se fit tuer (id., 111; Tite-Live, Ep., 102). Cf. Th. Reinach, Mithridate, p. 74. — Trogue-Pompée parle (Justin, XXXVIII, 3, 6), à la date de 89, de relations de Mithridate avec les Cimbres : c'est bien douteux, et je doute également, malgré les levons des mss., que Mithridate ait voulu parler de l'ambre de la Germanie (in Germanise Utoribus, Pline, XXXVII, 39, où Detlefsen propose Carmaniœ). Dans un sens conservateur, pour ces deux passages en dernier lieu Matthias, Ueber die Wohnsiize... der Kimbern, p. 19 et suiv.
4. P. 144 et suiv. Il me parait certain que l'Empire dace n"a été possible que par la disparition de celui de Mithridate.
136 CELTILL L"AUVEI\NE.
rcnt, et, sans oublier leur communauté d'origine, sans rompre leurs rapports d'amitié, ils renoncèrent à former un seul Etat '.
En Belgique même, les Suessions laissèrent échapper l'autorité souveraine. Ils n'y manquaient pas de rivaux parmi leurs voisins, par exemple les Bellovaques et les Rèmes. Ceux-là se détachèrent les premiers des Suessions-; les Rèmes leur restèrent fidèles, et consentirent encore à recevoir leurs lois et à obéir à leurs chefs; mais ils n'attendaient qu'une occasion favorable pour dénoncer l'alliance ^
L'empire celtique succomba, semble-t-il, par la faute des Arvernes eux-mêmes. Devenu maître en Gaule, Celtill espéra rétablir la royauté à Gergovie au profit de sa famille \ Mais les cités tenaient moins à leur grandeur nationale qu'à leur liberté politique, ou du moins à ce qu'elles appelaient de ce nom\ Les Arvernes s'inquiétèrent peu de la gloire que leur procurait le pouvoir de leur chef. Celtill fut mis à mort comme coupable d'aspirer à la tyrannie ^ Il est probable qu'il fut la victime du sénat et des autres grands, et, parmi eux, de ses propres parents'. Son histoire ressemble à celle de ïarquin le Superbe, dont les pires ennemis furent des hommes de son clan. — Aussi la famille de Celtill ne fut-elle point proscrite. 11 laissait un fils, fort jeune encore, Yercingétorix : on l'épargna, et il put même entrer en possession des richesses de son père *.
La mort de Celtill entraîna la fin de l'hégémonie arverne. La plupart des nations celtiques brisèrent le lien d'obéissance, les
1. Cela résulte, indireclement, de César, II, 4, 7 (p. 134, n. 3).
2. Cela résulte, égnlemenl, de César, II, 4, 5-7, où rimporlance des Suessions sous Diviciac s'oppose à celle des Bellova'iues en 57 (iiluriimnn vulcre).