‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 17 sur 776 · Appien, Celtica, 12; cf. Tite-Live, Ep · texte numérisé non relu

Appien, Celtica, 12; cf. Tite-Live, Ep

6. Je suppose cette double marche d'après le lieu de la bataille (p. 16, n. 2).

7. En terre salyenne, Appien, Cclt., 12. — Il serait possible que la route indiquée par Strabon (IV, 1, 11), de Marseille à Cavaillon sur la Durance, de là jusqu'à l'embouchure du Rhùne et de l'Isère (par le pont de la Sorgue et Orange), fut celle de la marche de Domitius, et que les renseignements sur ce pays, empruntés par le géographe à Artémidore, provinssent d'un récit de la campagne.

auteurs de la rupture. Domitius refusa tout, et continua sa route '.

11 heurta l'ennemi au delà de la Durance, au passage de la Sorgue-. La bataille s'engagea, et le nombre des Celtes en fit, en apparence, une terrible chose; mais elle eut l'issue de tous les combats qu'un Romain habile a livrés contre des Barbares : les Allobroges furent complètement vaincus. Outre l'infériorité naturelle de leurs soldats, ils eurent une grande peur des éléphants : il y avait beau temps qu'ils avaient oublié ceux d'Hannibal. Toutefois, malgré leur terreur, ils se battirent bien : car ils ne laissèrent que trois mille prisonniers, contre vingt mille cadavres (début de 121) ^

Mais les Allobroges étaient un des plus puissants peuples de la Gaule; leur bravoure était célèbre, leur pays, très vaste et très difficile. On s'était battu fort loin de leurs terres. La victoire de la Sorgue n'avait fait que donner aux Romains un beau champ de bataille, et écarter d'eux un premier danger.

Le sénat n'avait rien épargné pour réussir. Domitius fut rejoint par le consul Fabius. Les Romains avaient maintenant en Gaule trente mille hommes*, la principale force militaire de

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