Tac, G., 40, cL
6. Una ex parle [rr)rient] a Suebis circiler inillia passtiiiin sexcenla [sic a, les mss. (î ont .cl agri vacare dicunlur; César, IV, 3, 2. On n supposé qu'il s'agit de la Havière (p. 147, n. 3); on a supposé aussi la nohéme : mais elle appartenait encore, je crois, aux IJoïimis (c.L p. 145 et t. IV). I/énormité du cliilTre énoncé me fait penser d(! préférenc(î aux terres lointaines et mauvaises : il y a trop de terres ferlilcs ea Bavière pour y avoir fait un pareil désert.
AIMMIOCIIE DES DAGES ET DES SUEVES, 147
des colonies, créaient des peuplades; puis, quelques années écoulées, ils poussaient plus loin leur conquête.
Des nations du Midi, les plus riches et les plus exposées étaient les Cicltes de la Haute Allemagne, Helvètes en Franconie et Souabe, Volques Tectosages en Bavière, les plus vieilles colonies de Ségovèse'. Elles furent attaquées les premières, et les Suèves n'eurent qu'à lancer leurs bandes par les cols de la Thuringe pour que les deux Empires fussent détruits. Les Helvètes, plus braves, habitués aux migrations depuis le temps des Cimbres, purent éviter le massacre ou la sujétion, et gagnèrent, au sud du Rhin, les terres de la Suisse, oii ils vont se réorganiser en nation^. Des Volques au contraire, tout disparut, et il ne resta plus qu'un vague souvenir* de cet empire sage et laborieux, qui, pendant trois siècles, avait fait respecter le nom celtique dans l'Europe centrale *.
A la place des Volques et des Helvètes, des colonies de nations suèves, Marcomans, Harudes, Vangions, Némètes, Triboques, s'établirent dans les vallées du Mein, du Neckar et