‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 187 sur 776 · ARIOVISTE AU SERVICE DES SÉQUANES · texte numérisé non relu

ARIOVISTE AU SERVICE DES SÉQUANES

envoyèrent alors des agents au delà du Kiiin, chez les Suèves, j)our louer des chefs et des hommes'.

Ce n'était assurément pas une chose nouvelle. De tout temps, les Gaulois recoururent à des mercenaires : les riches en prenaient comme gardes, les peuples comme auxiliaires. On les recrutait partout, chez les Celtes et les Belges, en Espagne et en Bretagne, chez les Aquitains et les Germains-. Ceux-ci, comme les Galates d'autrefois ^ ne demandaient pas mieux que de se vendre au plus offrant. Lorsque les Séquanes expédièrent leurs recruteurs en pays suève, ils ne faisaient, en apparence, que continuer une ancienne habitude. On en ramena quinze mille lansquenets, avec le roi Arioviste : cela coûta très cher, beaucoup d'argent comptant et beaucoup de promesses (avant 62) *.

Grâce à cet appoint, les Séquanes et les Arvernes eurent raison de leurs ennemis. A chaque bataille, c'étaient des pertes terribles chez les Eduens^ A la fin, voyant leur noblesse et leur sénat décimés, ils acceptèrent les conditions du vainqueur. Ils cédèrent les terres contestées des bords de la Saône % reconnurent la prééminence des Séquanes, et leur livrèrent à titre d'otages les fils des plus nobles familles. Comme les Eduens étaient les alliés du sénat, on fit jurer à leurs chefs de ne point recourir à cette alliance. Le druide Diviciac, l'un des plus riches et des plus influents, fut le seul à refuser le serment ; il dut quitter le pays, et il partit pour Rome'.

Ce fut, dans la Gaule entière, comme le début d'un nouveau

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