‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 196 sur 776 · Totius Galliœ sese poliri posse sperant; César, I · texte numérisé non relu

Totius Galliœ sese poliri posse sperant; César, I

?.. César, I, 40, 7 : Eoxdem (les Suèves) qiiibuscum sœpenumero Helvetii congressi, non solum in suis, sed etiam in illorum finibus [le pays de Bade] plerumque superarint.

iG2 ARIOVISTE ET CÉSAR.

fallait, en face de renneini, un accord absolu de toutes les nations'.

La domination exclusive d'un Etat ne pouvait amener cet accord. Seul, il serait impuissant contre tous. Mais si les affaires étaient confiées à trois peuples associés, aux trois plus forts, l'obéissance s'établirait dans le corps entier de la Gaule.

Cette souveraineté, ce condominium de trois nations ne serait efficace que si, dans chacune d'elles, l'autorité supérieure demeurait incontestée. Le gouvernement par le sénat et les chefs favorisait les divisions et les conflits : c'était le régime qui, depuis la chute de Bituit, avait amené les guerres civiles, l'alliance avec Rome, l'appel aux Germains-. La monarchie pouvait seule assurer la discipline et maintenir la dignité.

A eux trois, Dumnorix, Orgétorix et Castic seraient les rois de la Gaule : mais ils la sauveraient de l'anarchie et de l'étranger. Qu'ils fussent, comme le dit César, de vulgaires ambitieux, c'est possible, quoique nous ne soyons pas tenus de croire le Romain sur parole. Ils n'en défendaient pas moins les intérêts supérieurs du pays, entre Arioviste (jui s'approchait et Diviciac qui complotait à Rome. —

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