Cie.,i. c
G. Panegyrici LaLini, 8, 3, p. 182, Bajhrens (cf. t. II, p. 93).
7. Il est curieux de remarquer, en eiïet, que, tandis que les Helvètes sont toujours présentés comme les adversaires des Suèves (p. 161, n. 2), le sénat ne s'inquiète jamais que des premiers (Gic, Ad AU., I, 19, 2). II y eut donc, scniblet-il, un accord, tacite ou non, entre Arioviste, Diviciac et le sénat pour se débarrasser d'abord des Helvètes. Remarquez encore que Diviciac, après être parti pour solliciter l'appui du sénat contre Arioviste, ne l'obtient pas et y renonce (César, VI, 12, 5), et qu'il ne le réclamera à nouveau, au moins publiquement, qu'après la défaite des Helvètes (César, I, 30 et s.).
8. Cf. p. 105, n. 4. Cornélius Népos rapportait (Pline, II, 170; Mêla, III, 5, 45; le fait extraordinaire qu'un roi des Suèves (il ne peut s'agir que d'Arioviste; Mêla dit a rege Boloram) envoya à Q. Mélellus Celer, proconsul de Gaule (le proconsulat de Mélellus en Transalpine de 59?, p. 165, plutôt que son proconsulat en Cisalpine de 62;, des Indiens {Indos, des Africains?), que la tempête avait rejetés en Germanie : cela est bien extraordinaire. Le fait est antérieur à mars 39, date probable de la mort de Mélellus (p. 166, n. 4).
la première fois, je crois, qu'une mission de Germains arrivait jusqu'à Rome. Depuis les extrémités des mondes connus, l.i Ville Eternelle était acceptée comme l'arbitre des nations. Du sa décision dépendait le sort de l'Occident.
Diviciac et Arioviste, chacun à sa manière, réussirent à détourner sur les Helvètes toute l'attention du sénat. — Les Suèves, en effet, étaient encore loin de la frontière : les Helvètes y touchaient. Si ce dernier peuple rétablissait l'unité gauloise, l'œuvre de Domitius serait compromise; s'il se bornait à chercher des terres, la Province craindrait mille dégâts ' : un demisiècle auparavant, ces Helvètes avaient fait autant de mal que les (timbres; leur nom était demeuré odieux au peuple romain-. Il fallait les obliger à rester chez eux. Sur ce point, à Rome, les hommes d'Etat pensèrent tous de la même manière ^
Où ils différèrent, ce fut sur la façon d'écarter le péril. Les uns, comme Cicéron, Caton, le parti des sages et des modérés, espéraient arrêter les Helvètes par des décrets, des menaces et des intrigues; ils avaient peur d'une guerre inconnue, qui jetterait le peuple romain dans de nouvelles aventures au prolit des pires ambitieux. Mais c'était précisément cette guerre que quelques-uns souhaitaient, comme Métellus, consul pour l'année ()0\ et César, qui allait lui succéder l'année suivante".
Au début, les partisans de la paix l'emportèrent. Un décret fut rendu par le sénat, qui enjoignit à tout gouverneur de la Province de protéger les Educns et les autres amis du peuple romain, dans la mesure où cette défense serait conforme aux intérêts de l'État (61)®. C'était autoriser les proconsuls à
1. Il y f'ul, en 01-00, des iiicursiuiis (J'IIelvùles sur le loniloire romain (Cic, Ad AU., I, 10, 2).