II, 17, 1; cf. p. 83, n. 2, p
3. Dont la penle, en cas de sortie, facilitait Telan des légions : II, 8, 3; 111, 19, 1 ; II, 18, 1 (p. 265); I, 24, 3 (cf. p. 214-5); cf. p. 84 et 85. — Au point de vue de la hauteur, on peut distinguer entre : 1° les camps bâtis sur des mamelons plus ou moins faciles à gravir ou à descendre (25 m. de hauteur sur l'Aisne, p. 252: en Alsace, p. 232, à Gergovie, p. 408, sur la Sanibre, p. 262, près de Deal, p. 343 et 357, à Tongres, p. 376, à Mouzon, p. 394, à Binche, p. 383), et ces camps étaient utiles surtout quand on prévoyait une oiïensive rapide ; 2" les camps situés sur des hauteurs assez peu abordables pour une armée, camps de défensive ou de blocus (sur l'Arc, p. 82, le Hhùne, p. 78-9, devant Namur, p. 271, Alésia, p. 509-510, Issolu, p. 558, .Marseille, p. 583, à La Roche-Blanche, p. 470, dans la forêt de Compiègne, p. 549). Mais il ne faudrait pas généraliser celte opposition : car, dans la plupart des cas, le choix du camp m'a paru déterminé par les nécessités des lieux ou des moments. Pour les camps d'hivernage (n. 6), on se préoccupe moins de la force de la position que des ressources du pays en approvisionnements.
4. IV, 11,4. Sauf exception, cf. p. 83, n. 2. — J'incline à croire que l'on choisissait de préférence le voisinage d'un cours d'eau, où les bêtes de somme pouvaient s'abreuver (p. 32S, n. 3) : l'Aisne, p. 252-3; la Sambre, p. 262-3; l'Arroux? p. 211 ; autres exemples, n. 3 et 5.
5. C'est, je crois, la préoccupation principale : tous les camps paraissent à portée de grandes routes, de passages de cours d'eau, et souvent de carrefours importants : p. 78-9, 81-3, 211, 232, 252, 202, 301, 308, 376, 383, 394, 468, 510, 583.
6. Il faut évidemment distinguer, au point de vue de ces défenses : 1° les camps de marche, abandonnés le matin; 2" les camps d'attaque, bâtis en face d'ennemis immobiles ou de villes assiégées : dans ce cas, les défenses étaient plus importantes, quelquefois même elles furent construites en pierre, comme une ville; cf. Schulten, Bulletin hispanique, X, 1908, p. 128 et suiv.; 3" les camps d'hivernage, hiberna, où les tentes sont remplacées par des baraquements, casœ (V, 43, 1).
7. Sur l'Aisne, II, 5, 6 (p. 252), dans la forêt de Compiègne, YIII, 9, 3 (p. 549) :
fossés profonds de neuf et larges de quinze ou dix-huit pieds*, ses portes- et ses tours ^ C'était comme une image de Rome qui s'élevait en quelques heures sur le sol étranger, abritant les soldats, Yimperator, les dieux et le nom du peuple romain sous la double protection de ses murailles et de ses gardiens ^ Si près qu'on fût des ennemis, on construisait son camp avant de les attaquer^ : il semblait que l'armée dût avoir plus de courage en combattant à la vue de remparts, simulacre d'une cité qu'on doit défendre et toute prête aussi à sauver ses enfants. Contre cette enceinte, nulle surprise n'était possible, nul assaut ne pouvait réussir : la légion, dans son sanctuaire, était aussi invincible que Jupiter sur le Capitole. Pas une seule fois, quelque nombreuse qu'ait été leur foule et imprévue leur attaque, les Gaulois ne se sont rendus maîtres par la force d'un camp de César ®, et ils avaient fini par avoir, de cette chose extraordinaire, une crainte à demi religieuse ^
En dehors de la légion, tout était secondaire, du moins dans l'armée de César. La cavalerie* fut assez mal organisée. Très peu de Romains servaient à cheval, tout au plus quelques
mais il faut dire que ce sont des camps d'attaque. Remparts protégés par des blindages : VIII, 0, 3; VII, 41, 4.
1. Végèce, 1, 24 (profondeur du fossé normal, légitima] le fossé en cas d'alerte, tumuLluaria, est de 7 pieds); César, II, 5, 0, et Napoléon III, Atlas, pi. 9 (largeur de 18 pieds, camp de combat sur l'Aisne, p. 252); Vlll, 'J, 3 (largeur de 15, camp de combat dans la forêt de Gompiégne, p. 549); Napoléon III, Atlas, pi. 22 (largeur de 14 pieds devant Gorgovie, p. 468). Ces largeurs sont, semble-t-il, celles de fossés renforcés; le fossé en cas d'alerte a 9 pieds (Végèce, I, 24).
2. II, 24, 2; IV, 32, 1; V, 50, 5; 51, 5; VI, 37, 1; VIII, 9, 4; VU, 41, 4. Ouvrages de défense particuliers aux portes, Atlas, pi. 9; cf. V, 50, 5; VIII, 9, 9.
3. Il est vrai seulement en cas de danger (V, 40, 2, p. 385 : 120 tours pour le canij) d'une seule légion; VIII, 9, 3 et 4, p. 549 : tours réunies par des ponls, et ceux-ci protégés par des blindages).
4. Tite-Live, XLIV, 39; Végèce, I, 21 (muratam civitalcm secuin porlare).
5. il, 17, 1 ; I, 24, 3; cf. p. 214, 252, 202, 328, n. 3, p. 312, 549.
6. Le camp d'Aduatuca ne fut pris (lu'à |)eu prés vide de défenseurs (p. 382); de même, celui de la Sambre (p. 20.")). Aulres assauts : V, 20; V, 40; VII, 41 ; III, 19; cf. V, 29, 2.