Cf. VUI
8. Schambacli, Uie Uinlerri bel Civsar, 1881 (progr. de Mulbausen en Tliuringe).
L ARMKR DE fiESAR. 181
Irgidiinaires *, les officiers et rétat-major-. Le proconsul comptait, pour cette arme, sur l'appoint que lui fourniraient les indigènes de la Gaule romaine ou indépendante, AUobroges, Eduens, Rèmes, Lingons et autres', et il eut en effet autour de lui de quatre à cinq mille cavaliers gaulois*. Mais on verra qu'ils furent toujours de médiocres soldats, et César sera obligé à la fin d'enrôler des Germains, dont la cavalerie et l'infanterie montée étaient fort supérieures à toute armée gauloise : ce ne fut, d'ailleurs, qu'en petit nombre, deux milliers au plus". De même, il recourut assez peu aux troupes de jet, archers crétois ou frondeurs des Baléares, et peut-être renonça-t-il à s'en encombrer, quand il vit que les Gaulois ne combattaient jamais à distancée
En revanche, l'artillerie^ se montra supérieure, et, dans cette Gaule où les forteresses étaient nombreuses et d'accès difficile % c'est à elle que César devra pour le moins la moitié de ses victoires. Non pas qu'il ait emmené avec lui un train considérable de machines toutes prêtes" : c'étaient, sauf exception, au fur et à mesure des besoins qu'on devait en construire, et avec les
1. Encore n'est-il pas prouvé qu'il y eût des légionnaires servant régulièrement comme cavaliers dans l'armée de César; en tout cas, ils pouvaient monter à cheval, I, 42, 5 et 6.
2. Par exemple les evocati, soldats ou plutôt centurions rengagés, VII, 63, 5 (cf. m, 20, 2). Cf. Schmidt, Hermès, XIV, 1879,- p. 321 et suiv.
3. Numides en 57, II, 7, 1 ; 10, 1 ; Espagnols en 5i, V, 26, 3.
4. IV, 12, 1; I, 15, 1; V, 5, 3. Éduens et alliés : I, 15, 1; V, 7, 5 et 9; Rèmes : VIII, 11,2 et 12, 3 ; Trévires : II, 24, 4; Aquitains : IV, 12, 4; Lingons : VIII, 11. 2; Allobroges : De bello civili, III, 59; Sénons : De b G^ Yl 5. 2; indigènes d'entre Loire et Garonne? : III, 20, 2.
5. VII, 65, 4 et 5; 13, 1. Peut-être dès 53, cf. p. 329, 433, 438, 484, 50î et 506.
6. II, 7, 1 ; 10, 1 ; 24, 4; III, 25, 1 ; IV, 25, 1 ; peut-être y recourut-il de nouvea-\ orsque Vercingétorix eut fait appel aux archers rutènes et autres (cf. p. 456) :