T. II, p. 214 et suiv
9. On ne trouve pas une seule mention, dans la guerre des Gaules, de tormenta suivant l'armée (les textes, IV, 25, 1, VIII, 14, 5, ne sont pas probants) : mais c'est fort possible, et il est possible aussi que chaque légion eût dès lors son train, ses baraques de siège, vinex (II, 12, 3).
matériaux trouvés siir place, bois, pierre, osier, fer ou cordages'. Mais l'armée renfermait des ingénieurs de mérite*, bons élèves des poliorcètes grecs', et des équipées d'ouvriers dressés à toutes les besognes de la construction, forgerons, charpentiers et terrassiers. Encore faut-il remarquer que ces ouvriers étaient presque tous des soldats romains, à qui incombait à la fois le soin de fabriquer les machines et de combattre avec elles \ Si bien qu'en dernière analyse, c'est toujours le fantassin légionnaire qui fera la force de César.
Aussi le proconsul fut-il toujours ménager de la vie' de ses hommes, je parle des légionnaires ^ Il faut, pour comprendre ses campagnes de Gaule, oublier toutes les pratiques des guerres modernes, l'importance qu'ont prise les masses et le nombre, la faible part qu'elles laissent à l'énergie individuelle. Autour de César, qu'il s'agisse de siège ou de rencontre, c'est de la valeur propre de chacun que dépend le succès final". Une hiérarchie savante, déterminée par le mérite des combattants, fixe à chaque légion son rôle dans l'armée ^ à chaque cohorte son rang dans la
i. VII, 17, 1; II, 12, 3; etc.
2. On a songé sans preuves à Mamurra, prxfechis fabrum C. Cœsaris in Gallia (Pline, XXXVI, 48), et on pourrait aussi sonp-er à L. Cornélius Balbus, qui le précéda dans cette fonction (Cic, Pro Balho, 28, 03) : mais il n'est pas sûr que le prœfectus fabrum fût alors autre chose qu'un simple officier d'état-major, sans fonction précise, sans connaissances teclini(iues (cf. Dictionnaire des Antiquités, II, p. 959; Maué, Der Prœfectus fabrum, 1887, p. 12 et suiv.). Mais la présence d'ingénieurs me parait résulter des travaux accomplis; peut-être ce furent des esclaves ou des affranchis. Cf. p. 332-3, 596-9, 451 et 355.
3. Cela me parait résulter des systèmes d'attaque (p. 271-2, 448-452, 595-600) et de IjIocus (p. 509 et s.) employés.