‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 227 sur 776 · P. 182, n. 2; peut-être aussi : I, 39, 2; IV · texte numérisé non relu

P. 182, n. 2; peut-être aussi : I, 39, 2; IV

11. César eut comme (juesteur : en 53, et depuis décembre 54, M. Licinius Crassus (VI, 6, 1 ; en 54, V, 24, 2, les mss. omettent d'ordinaire le titre de questeur); en 51, Marc-Antoine (VIII, 2, 1). Les autres sont inconnus. — Je doute, malgré l'emploi du pluriel quœstores (IV, 22, 3; V, 25, 5), que César ait eu plus d'un questeur (opinion de Mommsen, Jahresb. des philolog. Vereiiis, XX, 1894, p. 206); cf. Groebe ap. Drumann, n. éd., III, p. 697-8.

18i LA CAMPAGNE CONTRE LES HELVÈTES.

et légats', sans parler des chevaliers romains qui, dépourvus de titre défini, se mêlaient à l'état-major^ Le général les soumit tous à de rudes épreuves : comme les légionnaires,

1. Ne faul-il appeler légats que ceux auxquels César donne expressément ce titre? ou faut-il considérer aussi comme tels ceux, par exemple Crassus le jeune et Brutus, auxquels il ne le donne pas? J'incline à cette dernière solution : 1° César supprime ou ajoute sans raison valable le mot de legalus au nom de ses légats, par exemple de Labiénus(I, 10, 3; contra, V, 24, 2; VII, 90, 4); 2° j'ai peine à croire qu'il ait confié des corps d'armée, et des plus importants, à Décimus Brutus et Crassus le jeune (p. 186), s'ils n'avaient pas eu ce titre; 3° il ne dit jamais que Quintus Cicéron fut légat, et il l'était certainement (Cic, Adfam., I, 9, 21).

— Voici, pour la période 58-56, ce que nous savons des légats possibles de César {je marque d'un * ceux auxquels César ne donne pas le titre) : 1° Labiénus (T. Labiems) est avec lui dès l'origine (1, 10, 3) et chaque année jusqu'en 51 ; 2° en 58, * C. Claudius Pulcher? (Cicéron, Pro Sestio, 18, 41); 3° en 58, * P. Vaiiniiis (Cu;.,In Vat., 15, 35);4'' en 58,* P. ConsidUis?? (l, 21, 4); 5" en 58, 57, 56,*P.L(anius Crassus?; 6" en 57, L. Aurunculeius Colla; T en 57, 56, Q. Tilurius Sabinus; 8° en 57, Q. Pedius; 9° en 57,* Servius Sulpicius Galba; 10* en 56,* Decimus Jiiinus Brulus?. 11 est donc possible qu'il ait eu d'abord six légats à la fois, comme il eut d'abord (en 58) six légions (p. 202; cf. I, 52, 1 et 7). — Pour 55-54, nous trouvons : 1° Labiénus, chaque année; 2° en 55, 54, Sabinus; 3° en 55, 54, Cotta; 4° en 55, P. Sulpicius Rufus; 5° en 54, L. Munalius Plancus; 6° en 54, C. Fabius (Adrianus); 1" en 54, * L. Ftoscius (Fabalus) ; 8° en 54, * Q. Tullius Cicero ; 9° en 54, C. Trebonius : il semble que César ait eu alors huit légats, autant que de légions (en 57-54, cf. p. 248).

— Pour 53 : 1° Labiénus; 2" Fabius; 3° Trebonius; 4" * Cicéron; 5° T. Sextius; 6°*C. Volcatius Tullus, adolescens?; 1° * L.Minucius Basilus7; 8° C. Antistius Reginus; 9° M. (Junius) Silanus : il a donc au moins neuf légats, comme il a dix légions (cf. p. 390); 10" et 11° * A. Hirtius et * C. Vibius Pansa ont été en Gaule en 54 ou 53 comme légats ou questeurs, ou peut-être sans titre; cf. Cic, Adfam., XVI, 27, 2. — Pour 52 : 1" Labiénus; 2" Fabius; 3" Trebonius; 4° Sextius; 5° Bufus; 6" * Basilus; 7" Héginus; 8° C. Caninius Rebilus; 9° * Marcus Antonius? (légat sans doute avant d'être questeur, 'VII, 81, 6); 10° L. Julius Cœsar; 11° *M. Sempronius Rutilus"?; 12° * Brutus; 13° * Cicé.un; César a en ce moment onze légions (p. 541), mais il peut y avoir un questeur parmi ces chefs. — En 51 apparaissent P. Vatinius cl Q. Calenus, mais il manque quelques noms de 52. — Le nombre des légats de César parait donc, sans que cela soit certain, avoir augmenté peu à peu avec celui des légions. Il ne faut pas du reste oublier, dans ces calculs, qu'un légat peut avoir |)ris ou quitté son service au cours d'une année. — La plui)art do ces légats sont de rang (juestorien, très peu, de rang prétorien. On admet d'ordinaire que la questure était nécessaire pQur le titre de Icçiatus et que P. Crassus le jeune, questeur en 54 (?), Décimus Brutus le jeune, Marc-Antoine, questeur en 51, auraient été, avant leur questure, loco leijali et non légats en titre (cf. Willenis, II, p. G08 : ici, p. 185, n. 12). C'est possible, non prouvé pour le temps de César. En tout cas, legalus ou vice Irgali, la fonction d'un oflicier supérieur est la même. — Je doute qu'il faille voir les légats accordés à César dans les deccm Icgull de 56 (p. 282) et croire que le nombre des légats du proconsul, fi.\é à cinq au début, ait été, en 56, porté ù dix (théorie de Willoms, 11, p. 612-3). — Cf., Iii-dcssus, outre Willems, Croebe up. Druniann, n. éd., 111, p. 696 et suiv.

2. Peut-être : V, 27, 1 ; VI, 40, 4; VII, 3, 1 ; VII, 60, 1; VII, 65. 5; 1, 30, 2 {rcliquisijur); Cicéron, Adfam., VII, 5. Cf. n. 1. — Voyez Boissier, Cicéron cl ses amis, 18i"i, |>. 324 cl suiv., qui a très bien déciit l'êlal-major de César.

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ils (lurent s'acquitter de tùclies fort diverses, dont le combat était souvent la plus commode et la moins périlleuse.

Aux tribuns ou aux préfets, qui étaient d'ordinaire de simples chevaliers S il confiait les missions délicates^ : négocier avec les chefs indigènes ou résider auprès d'eux \ réquisitionner vivres et chevaux*, conduire des convois, recruter des mercenaires" ou commander des détachements ^ Pour cela, ils partaient avec une faible escorte, parfois très loin, le plus souvent en pays ennemi : et c'étaient les victimes attendues des Gaulois aux heures d'insurrection''. — Le questeur et les légats, hauts personnages de rang sénatorial*, étaient détachés au commandement des légions ^ des quartiers d'hiver'" et des corps d'armées".

Un certain nombre de ces officiers ont été imposés à César par ses relations de Rome '-, et on en trouve quelques-uns qui furent médiocres, sans initiative ni présence d'esprit '\ Mais dans

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