Cf. p. 183, n. 11, p. 184, n
9. Dès 58 : I, 52, 1 ; II, 20, 3; V, 1, 1 ; VII, 45, 7. Je doute que dès ce temps chaque légion ait eu le même légat à demeure : cependant, T. Sextius garde la XIU* en 52 (VII, 51, 2) et 51 (VIII, 11, 1), et, je crois, Cicéron la XIV^ en 53 et 52-51 (p. 541, n. 6, et p. 404), Labiénus, la Vil» (p. 464 et 541, n. 10).
10. Y, 24, 2-5; 25, 5; VII, 90 : il y a d'ordinaire dans un quartier d'hiver autant de légats que de légions.
11. 11,34, et III, 20, 1 (P. Crassus le jeune, cf. p. 274 et 303); p. 284, Galba; III, II, 4 (Sabinus, p. 301); Labiénus (p. ex. p. 311, 460 et suiv., 563); Fabius et Caninius (p. 553 et suiv.); Brutus (p. 292 et suiv.).
12. Cf. 1. 39, 2. — Les légats sont nommés en principe par le sénat (Willems, II, p. 608), mais évidemment après entente avec le proconsul, et il semble bien qu'il ait souvent donné ce titre indûment (Cic, In Vat., 15, 35). Il avait en droit moins d'action sur le choix des tribuns (\V., p. 633), mais en fait César semble avoir nommé tribun qui il a voulu (Cic, Ad fam., VII, 5 et 8). La guerre des Gaules nous permet d'assister aux progrès continus de l'autonomie du chef d'armée.
13. I, 39, 2 (tribuns et préfets); Galba (p. 284 et suiv.)j Sabinus (p. 376 et suiv.).
l'ensemble, il a été bien servi, et c'est lui qui, de son plein gré et à bon escient, a du choisir la plupart de ses lieutenants. Les plus jeunes de ses officiers, Décimus Brutus *, Marc- Antoine-, Publius Crassus le jeune ^ ont fait leur devoir ponctuellement et avec habileté. Parfois, par exemple en 06, l'armée ne remporta des victoires que là où elle fut. César absent, commandée par ses légats^. Le plus âgé et le premier en titre ^, Labiénus, était un homme de guerre supérieur : audacieux et attentif, observateur avisé et combattant décidé, d'un coup d'œil très sûr dans la mêlée, et prompt à saisir le moment propice, il apparut chaque fois égal à son proconsul, et c'est à son action décisive qu'il faudra attribuer la moi^^ié des victoires de César *"'. Aussi le général n'hésitait pas à confier à ses lieutenants, à Labiénus surtout, une autorité presque absolue '. Pendant l'hiver, comme il n'y avait pas campagne; César quittait son armée et la laissait, immobile dans ses quartiers, sous la surveillance des légats* et l'autorité supérieure de Labiénus". Au cours des opérations, il la divisait souvent en plusieurs corps, ayant chacun son chef responsable'" : et cette méthode n'était point ordinaire aux proconsuls romains, qui, tels que les Scipions, Sylla, LucuUus, Marins ou Pompée, aimaient à tenir toutes leurs légions concentrées sous leur main, et à ne partager avec per-
1. P. 293 et suiv., p. 587 et suiv. Cf. Bondurant, Deciinus, etc., Chicacro, 1007.
2. P. 564. Né en 83, est à l'armée en 52, à 31 ans, comme legatus (VII, 81, 6), on 52-ol comme questeur (VUI, 2, 1 ; 24, 2, etc.).
3. P. 23'J, p. 274 et suiv., p. .303 et suiv., 413. Il fut questeur on ;)4-53 (cf. Willems, I, p. 536), né par conséquent vers 84, doit avoir 27 ans environ en 58, où il est à l'armée.
5. Il est legatus pro prœtore dès 58 (1, 21, 2), ce qui lui donne la môme aulorité qu'il César en l'absence du proconsul. Sur la nouveauté de ce titre, cf. Mommson, Siaatsrecht, II, p. 636 8. Tribun de la plèbe en 03, préteur au jilus tard en .')9, il est donc en 58 A;;ié d'au moins quarante et un ans.