‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 233 sur 776 · P. 14 et suiv · texte numérisé non relu

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ait une base d'opération solide, où il pût préparer l'offensive ou assurer sa retraite. Il la trouva dans la Gaule Narbonnaise', qu'il gouvernait comme proconsul.

Elle ouvrait aux Romains, toutes grandes, les portes de la Celtique. Il n'y avait, entre les deux pays, aucune barrière à franchir. Sur la ligne du Rhône, la limite politique passait au nord de Vienne et au sud de Lyon -, et de l'une à l'autre de ces villes, ce sont les chemins, faciles et gais, du fleuve encore peu rapide et de la route en bordure qui domine la rive gauche. Sur la ligne de la Garonne, la domination romaine s'arrêtait vers Castelsarrasin ; mais au delà, la rivière et la route continuaient de concert à descendre lentement par une large et fertile plaine ^ Passé la frontière, les hommes seraient accueillants comme le pays. A Lyon, on rencontrait les Ségusiaves, clients des ÉduensS les « frères » du peuple romain % et déjà même, sur le rocher de Fourvières, s'était installée une avant-garde de colons italiens^; à Agen chez les Nitiobroges ', peut-être à Lectoure chez les Aquitains ^ se trouvaient aussi des chefs auxquels le sénat accordait le titre d' « amis ». Entre leurs domaines et les États hostiles de l'intérieur, les Romains s'étaient ménagé la transition d'une hospitalité précieuse, qui leur épargnera les faux pas des débuts de campagnes.

\jà. Gaule indépendante n'était protégée contre l'invasion que (lu côté des Cévennes. Elles enfermaient comme derrière un rempart les Arvernes et leurs amis du Rouergue, du Gévaudan

1. Cf. p- 129, n. 3, et p. 98, n. 5. César dit tantôt Provincia absolument (I, 1, 3; 10, I, 2 et 5; etc.), ou Gallia Provincia (I, 19, 3), Provincia nostra (1, 2, 3), Provincia ulterior (I, 10, 5); tantôt Gallia ulterior (1, 7, 1 et 2; 10, 3), Gallia Transalpina (Vil, C, 1), et inôriio, peut-ùtre, Gallia inlerior (inss. a, il, 2, Ij.

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