Cf. p. 2S
«. IV, 12, 4 : Pis» AquiUmas; cf. p. 28, n. 5.
lUILK 1)K LA NARBONNAISK PENDANT LA CONQUETE. 191
vi ilii Velay, et leur (lanc le [)lus haut et le plus raide était précisément celui qui regardait le midi ; à dire vrai, ces montagnes ressemblaient moins à une muraille ' qu'au rebord d'une terrasse : si elles abritaient la Gaule' contre les hommes du Languedoc, elles mettaient un peu ces derniers à la merci des bandes descendant du nord par les rampes rapides qui dévalent le long des affluents du Rhône ^. Mais le hasard ou une sage politique avaient également servi Rome de ce côté : si les Arvernes, qui touchaient cette frontière, pouvaient passer pour ses pires ennemis, elle n'avait pas dans le Midi de sujets plus dévoués que leurs voisins imiiiédiats, les Helviens du Vivarais, et le jour où César voudra monter en Gaule par les routes des cols, il sera sûr d'avoir jusqu'à l'autre versant des guides honnêtes et une bonne escorte ^
A l'intérieur de sa province transalpine, le proconsul allait trouver des citoyens romains, colons, vétérans ou marchands, domiciliés pour la plupart dans les villes, et les Gaulois indigènes, -épartis en une dizaine de peuplades \
La population romaine lui fournit souvent des soldats. En cas de besoin, il enrôlait la jeunesse^ et rappelait même au service les vétérans établis à Toulouse ou à Narbonne ^ Les habitants qu'on laissait dans les villes, pouvaient prendre les armes et former la garde de la cité ^ Il y eut ainsi, surtout dans le Languedoc, une petite armée de réserve et de défense territoriale qui rendit de bons services \ Et sans doute ces Romains de province, solides et braves ^ se levèrent avec plaisir pour une guerre qui les touchait de plus près.