‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 246 sur 776 · I, 10, 3 {magnis itineribas · texte numérisé non relu

I, 10, 3 {magnis itineribas

que traverser le Piémont au galop de son cheval. Il lui fallait maintenant mettre en route son armée entière K

Les troupes d'Aquilée sortirent de leurs quartiers d'hiver, et, faisant volte-face, quittèrent les routes du Danube pour celles de la Gaule : c'étaient trois vieilles légions, la VIP, la VHP, la IX^ ', à peine inférieures en valeur à la X^ de la Narbonnaise. Sur des ordres qui avaient été sans doute donnés depuis longtemps, deux nouvelles légions furent formées en Cisalpine, la XP et la XIP ^ C'est alors, je crois, que César acheva d'organiser son état-major * et ses services auxiliaires.

Quand tout fut prêt, il se plaça pour la première fois à la tête de ses troupes, et la marche vers la Gaule commença ^ (mai? ^).

Avant même qu'il n'eût quitté l'Italie, un premier danger se présenta, celui des Alpes. Les montagnards avaient eu le temps, pendant ces allées et venues, de se concerter pour fermer le passage aux légions et piller leur long convoi. Les tribus de la Tarentaise \ du Briançonnais *, du val de Suse ', qui gardaient les trois principaux cols, Genèvre, Cenis et Petit Saint-Bernard", avaient réuni leurs hommes, et, campées sur les hauteurs aux bons endroits, elles guettaient César à partir d'Avigliana, où finissait l'Italie romaine". Le proconsul avait décidé de prendre la route du Genèvre, la plus connue et la plus facile : mais, comme autrefois Hannibal et Pompée, il dut conquérir son

2. I, 10, 3; cf. VIII, 8, 2 : Veterrimas legiones. Cf. p. 197, n. 3.

3. I, 10, 3 {ibi veut dire la Gaule Cisalpine, et non lltalie); cf. VIII, 8, 2 (pour la Xr), II, 23, 4 (pour la XII'). — II semble bien qu'il ait fait ces levées sans consulter le sénat, mais en vertu de ses pouvoirs; la chose n'est cependant pas très claire (cf. Willems, II, p. Col).

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